Longtemps attentiste, la justice française semble traiter les dossiers liés au génocide de 1994 au Rwanda avec une nouvelle vigueur. Le 2 avril, rapporte l'agence Hirondelle, la cour d'appel de Chambéry, à l'Est du pays, a accordé au Rwanda l'extradition de Claver Kamana. Cette décision est la première du genre, même si le suspect, réfugié en France depuis neuf ans, dispose encore de recours. D'autres demandes de même nature sont en cours d'examen ou pourraient être déposées dans l'avenir. Parallèlement, l'ouverture de nouvelles instructions pour complicité de génocide et de crimes contre l'humanité ont été demandées le 13 mars par le parquet, a révélé l'AFP le 1er avril. Elles concernent notamment Agathe Habyarimana [IJT-61-62], veuve du président rwandais dont l'assassinat, le 6 avril 1994, avait marqué le déclenchement du génocide, Eugène Rwamucyo, un médecin, et Callixte Mbarushimana [IJT-30-13], ancien employé de l'Onu. Agathe Habyarimana a fait l'objet de plusieurs années d'enquête par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), qui n'ont jamais abouti à un acte d'accusation. Mbarushimana a aussi fait l'objet d'une enquête fouillée du TPIR, qui a abouti à un non lieu.









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