Charles Darwin fit le tour du monde au XVIIIe siècle à bord du navire The Beagle. C’est au cours de ce périple qu’il jeta les bases de sa théorie sur l’évolution, L’origine des espèces. Dans le cadre de l’année Darwin, des dizaines de scientifiques et artistes vont se rendre sur les lieux où Darwin a fait des recherches. Un projet multimédia de la télévision néerlandaise VPRO et de la télévision belge flamande VRT, auquel tout le monde peut participer.
Le 27 décembre 1831, Charles Darwin quitte le port de Devonport, l’actuel Plymouth, à bord du Beagle pour un voyage de 5 ans sur les océans.
Après avoir été deux fois repoussé par de terribles tempêtes du sud-ouest, le vaisseau de Sa Majesté le Beagle, brick de dix canons, sous le commandement du capitaine Fitz-Rny, de la marine royale, sortit du port de Devonport le 27 décembre 1831.
Ainsi commence le récit de voyage de Charles Darwin à bord du Beagle. Sa randonnée dure 5 ans : de 1831 à 1836. En cours de route, il rassemble des plantes et des animaux, dessine et note avec précision ce qu’il voit sur sa route. Des coutumes indigènes aux odeurs de lieux qu’il visite. Il fait part de ses expériences dans deux livres : Le voyage du Beagle et – plus de vingt ans plus tard – son chef d’œuvre L’origine des espèces, dans lequel il expose sa théorie de l’évolution.
Clipper Stad d’Amsterdam
Le 1er septembre, le clipper Stad Amsterdan (Ville d’Amsterdam) quitte le port de Plymouth pour un périple de huit mois, dans le sillage de Darwin. Cette fois-ci, ce n’est pas l’origine des espèces qui est au centre de ce voyage, comme l’explique Lex Runderkamp, l’un des responsables de ce périple, mais leur avenir :
Tout d’abord nous avons l’intention d’utiliser le voyage de Charles Darwin comme un miroir. Et nous voulons essayer d’utiliser les recherches scientifiques à bord du navire et sur terre, où Darwin est descendu, pour découvrir dans quel état se trouve la Terre actuellement. Nous entendons si souvent dire que notre avenir est menacé, que l’humanité va être détruite. Il est d’importance vitale, je pense, pour l’avenir de l’humanité que nous étudions ce qui arrive aux forêts tropicales, ce qui arrive d’El Nino dans les océans. Tout simplement pour savoir si les craintes que nous nourrissons actuellement sont bien fondées ou dues à de la propagande.
Cauchemar
Au cours des huit prochains mois, le Stad Amsterdam va traverser les océans. Du Brésil aux îles Galapagos, l’océan Pacifique et l’Australie. Les scientifiques ont leur propre laboratoire à bord. Et il y a également un studio à bord du Beagle : pour des programmes radiophoniques et télévisés et un flot permanent d’informations par le biais du site web de Beagle, Facebook, Flickr et Twitter. Tout le monde peut participer activement au projet. Un véritable cauchemar logistique, soupire Lex Runderkamp.
Arrière-arrière-petite fille
Le biologiste belge Dirk Draulans et la biologiste Sarah Darwin, l’arrière-arrière-petite fille de Charles Darwin, sont les protagonistes de ce projet Beagle, dans le sillage de Darwin. Ces neuf derniers mois, Sarah Darwin n’a pratiquement pas pu penser à autre chose. Abstraction faite de ses propres projets de recherche, elle espère aussi apprendre davantage sur son célèbre trisaïeul :
J’espère me faire une idée des différentes phases qu’il a traversées durant son voyage. Rien que le fait d’être pendant cinq ans à bord d’un navire dans un environnement qui lui était étranger, alors qu’il visitait les différents endroits. Il est parti à l’âge de 22 ans, il venait de quitter l’université, et il est rentré comme un homme que tout le monde voulait rencontrer. Tous les scientifiques voulaient l’entendre raconter ce qu’il avait vu. Au cours de son voyage, quelque chose d’important s’est produit en lui : parti en tant que jeune homme, il est retourné en tant que scientifique respecté.
Personne n’ose se lancer en conjectures quant aux résultats du voyage. Sara Darwin non plus :
Posez-moi la question dans huit mois, à notre retour.














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