Dix-sept pays d'Afrique appellent l’Union européenne à s'opposer à de nouvelles ventes d'ivoire et à sauver ainsi les populations d'éléphants décimées par le braconnage.
"Nous demandons à l'Union européenne de déclarer ouvertement son appui au moratoire de neuf ans adopté en 2007 au sein de Convention sur les espèces menacées d'extinction (CITES)", a annoncé au cours d'une conférence de presse au Parlement européen le ministre kenyan de la forêt et de la faune, Noah Wekesa, dont le pays co-préside avec le Mali la Coalition pour l'Eléphant d'Afrique.
Coalition pour l’éléphant
La Tanzanie et la Zambie ont mis le feu aux poudres en demandant à être autorisées à vendre respectivement près de 90 et 22 tonnes d'ivoire lors de la prochaine conférence de la CITES prévue du 13 au 25 mars à Doha.
"L'Union européenne a une grande importance au sein de la CITES. Si elle s'abstient lors de ce vote, elle va contribuer à accentuer une situation déjà critique", a averti M. Wekesa.
"Les derniers éléphants de Sierra Leone viennent d'être abattus par des braconniers le mois dernier", a-t-il annoncé.
La moitié en Afrique australe
L'Union européenne n'a pas encore arrêté sa position. "Le Royaume-Uni, la France, l'Espagne et les Pays-Bas ne savent pas encore ce qu'ils feront, mais seraient enclins à soutenir la demande de la Tanzanie", a souligné l'eurodéputé libéral néerlandais Gerben-Jan Gerbrandy.
"Or, si les 27 membres de l'UE sont en désaccord, ils s'abstiennent, ce qui équivaut à un feu vert pour les braconniers", a-t-il averti.
L'Afrique ne compte plus plus aujourd'hui que 400.000 à 600.000 éléphants. Plus de la moitié vivent en Afrique australe, mais ils ne sont que quelques milliers, voire quelques centaines, décimés par le braconnage dans la plupart des pays d'Afrique occidentale, centrale et orientale.
AFP














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