Dhondup Wangchen a parcouru le Tibet avec son appareil photo d’octobre 2007 à mars 2008. Il a demandé à des personnes ordinaires ce qu’elles pensaient de la tenue des jeux Olympiques à Pékin pendant l’éte 2008. Il a été arrêté, peu après être parvenu à faire passer son matériel au-delà de la frontière.
Lhamo Tso, sa femme, présente désormais le documentaire de son mari dans le monde entier afin d’attirer l’attention sur les atteintes aux droits de l’homme que les Chinois infligent aux Tibétains.
''Dès son plus jeune âge, il n’avait pas peur de se battre contre l’injustice. Mais lorsque j’ai vu le film de mon mari pour la première fois, j’étais très impressionnée qu’une personne illettrée comme lui puisse créer un document pareil.'' A L’époque, Lhamo Tso vivait déjà en Inde avec sa famille. A Dharamsala, où réside le Dalai Lama.
Elle ne lui a jamais fait le reproche d’avoir détruit la famille. ''Je suis fière de mon mari. Le sort du peuple tibétain lui importe plus que sa propre vie."
Dhondup Wangchen a été envoyé dans un camp de travail. Lhamo Tso: "Il y a attrapé une hépatite, mais il ne reçoit pratiquement pas de soins médicaux. J'espère que la pression internationale contribuera à ce qu’il soit mieux traité."
Le fait que le prix Nobel de la paix a été décerné à Liu Xiaobo, un homme qui avait été arrêté la même année que son mari pour avoir appelé à plus de liberté d’expression, encourage la Tibétaine. "C’est un Chinois qui a osé émettre une critique. Si davantage de personnes se lèvent et osent prendre la parole, alors les choses changeront."




















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