Les apiculteurs au Maroc n’aiment pas travailler seuls. S’ils unissent leurs forces, par exemple à quatre, ils peuvent obtenir un prêt comme celui que s’est vu octoyer Abdelkebir Baddi. Pour lui, ce système a ses bons et ses mauvais côtés : "Si l’un des membres du groupe ne rembourse pas, les autres doivent le faire pour lui."
Les ruches d’Abdelkebir Baddi se trouvent dans les montagnes avoisinantes d’Ain Aouda, un village dans la région de Rabat, la capitale. Il porte un casque et un uniforme blanc protecteurs quand il récolte le miel des rayons. Il a commencé il y a dix ans avec quelques ruches seulement. Maintenant il en possède 26.
Abdelkebir Baddi et trois apiculteurs ont signé un contrat de solidarité avec Al Amana, l’une des plus grandes organisations de microcrédit du Maroc. Il a emprunté 300 euros pour s’acheter cinq ruches supplémentaires à un taux d’intérêt d’environ 30%. Il était d’accord pour rembourser 20 euros tous les quinze jours. Parfois il est obligé d’emprunter de l’argent pour rembourser. Néanmoins il espère encore construire un petit capital pour sa famille.



















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