Il existe des chansons qui vous marquent au fer rouge. Des airs que l'on fredonne inconsciemment. Et des artistes qui apaisent. Kuku, ex-soldat dans l'armée américaine et désormais chanteur est de cette trempe. Rencontre.
Par Maïmouna Barry pour notre partenaire Slate Afrique, publié le 30 janvier 2013
Quand il entonne les premières notes de sa chanson Nigeria, plus un souffle, plus un bruit ne se fait entendre dans cette salle parisienne bondée du XVIIIe arrondissement.
Un silence religieux qui est uniquement transpercé par la voix puissante et chaude de Kuku. Le public, d'un seul tenant, se penche en avant, suspendu à sa voix, les yeux rivés sur lui. Grand et imposant, béret vissé à la tête et grosses lunettes dévorant à moitié son visage, Kuku fascine son auditoire.
Swala et son amie salvadorienne Beatriz, deux étudiantes aux allures rock, le suivent à chacun de ses déplacements. "C'est une rencontre musicale magique", déclare Swala. "Sa voix, son feeling, j'adhère totalement", ajoute Beatriz.
"J'ai fait 70 bornes pour être là", annonce, quant à elle, Maryse, une dynamique trentenaire aux cheveux courts. Maryse a découvert Kuku sur Internet, et depuis elle est devenue une amatrice incontestée de l'artiste. "Sa voix me donne des frissons, et je le trouve très accessible", révèle-t-elle.
Et pour cause, l'un des leitmotiv de Kuku est de considérer ses fans comme sa famille. Il les appelle d'ailleurs affectueusement "Fams", une contraction de fan et famille.
"Je n'aime pas la distance qui existe entre un artiste et ceux qui apprécient sa musique", indique-t-il de sa voix grave.
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