
Tout commence par une "simple" colonne de fumée qui s’élève du plus grand marché du Burundi. Iwacu, comme tous les autres médias locaux, dépêche des journalistes pour comprendre ce qui se passe. Il est aux environs de 7h du matin.
Par Antoine Kaburahe et Roland Rugero pour notre partenaire Iwacu [1], publié le 28 janvier 2013
"A ce moment-là, j’ai constaté une absence de corps de sécurité et de pompiers. Les premiers policiers organisés sont arrivés vers 8h30 et ils protégeaient les commerces et s’interposaient pour empêcher les pillages. Quant aux premiers pompiers, ils sont arrivés vers 8h, mais sans eau. La première lance-à-eau en activité a été déclenchée vers 9 h 15. Ces observations ont été faites devant l’entrée centrale du marché, je n’ai pas été derrière", raconte Luc, un témoin, présent lui aussi au marché dès 7h30.
Derrière donc, c’est à dire le côté sud du marché et le côté nord-est : voilà les vrais objectifs des pompiers. Impuissants face à la fournaise à l’intérieur du marché, ils se concentrent sur les deux stations de pompe à carburant qui pourrait exploser si le feu les atteint, et propager l’incendie au reste du centre-ville. Même travail de circonscription du feu côté ouest, pour éviter qu’il n’aille notamment vers les sièges de la Poste et de l’Onatel.
Trois heures plus tard...
Lire la suite sur Iwacu [2].