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lundi 1 septembre  

Syrie: les rebelles tentent d'encercler Alep

Publié le 27 novembre 2012 - 12:47am
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Les rebelles, qui tentent d'encercler Alep, ont pratiquement coupé lundi les routes venant de la province de Raqa, dans le nord-est de la Syrie, au moment où l'armée essaye d'empêcher par des bombardements massifs leur progression autour de Damas.

Le ministre de l'Information, Omrane al-Zohbi, a reconnu que "le conflit a atteint son niveau le plus compliqué, le plus difficile, le plus vaste géographiquement et le plus violent en raison de la qualité des armes utilisées", rapporte l'agence officielle Sana.

Après plusieurs jours de siège, les insurgés sont parvenus à s'emparer du barrage Techrine sur l'Euphrate, entre les provinces d'Alep et de Raqa, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Cette prise signifie qu'il n'y a pour l'armée quasiment plus de routes reliant Raqa et Alep. Il reste un chemin traversant aussi la rivière mais très difficile et très escarpé", a expliqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH, une organisation basée au Royaume-Uni et s'appuyant sur un réseau de militants et de médecins.

Selon lui, "la principale route venant de Raqa et passant par As-Saoura (sur l'Euphrate) est partagée entre rebelles et forces du régime, donc l'armée ne peut pas compter dessus. L'autre passant par Techrine était la dernière sous contrôle de l'armée, mais maintenant, elle ne peut plus l'utiliser".

Les rebelles poursuivent ainsi leur stratégie d'encerclement d'Alep, la grande métropole du nord théâtre de violents combats depuis juillet.

Chasser Al-Qaïda de la région de Damas

Plus à l'ouest, un chasseur-bombardier a largué plusieurs bombes ou roquettes à proximité d'une école abritant un centre de commandement rebelle à Atmé, à 2 km de la Turquie, sans l'atteindre ni faire des victimes, selon un journaliste de l'AFP.

Ces bombardements ont semé la panique parmi les déplacés qui sont passés par centaines en Turquie avant de revenir. Cette localité, dont un afflux de réfugiés a fait tripler la population de 7.000 habitants, est un centre névralgique de la rébellion et ses environs abritent de nombreux rebelles.

Selon un premier bilan de l'OSDH, les violences ont fait 34 morts lundi en Syrie, dont 16 civils, 16 rebelles et deux soldats, surtout dans la région de Damas. Dimanche, 119 personnes avaient péri dans ce conflit, qui a fait en 20 mois plus de 40.000 morts, selon la même source.

Une dizaine d'enfants ont péri dimanche dans un bombardement aérien sur Deir Assafir, au sud de Damas, ont rapporté des militants, affirmant qu'ils avaient été tués par des bombes à sous-munitions.

Selon l'UNRWA, l'agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens, quelque 300.000 à 500.000 réfugiés palestiniens en Syrie sont affectés par la guerre et ont besoin d'aide humanitaire. L'agence fait porter à "toutes les parties en Syrie la responsabilité" de la mort de civils.

Le Comité international de la Croix-Rouge a une nouvelle fois demandé aux belligérants de faire "en tout temps la distinction" entre civils et combattants, alors même que la situation humanitaire se détériore.

De son côté, le Conseil national syrien (CNS), importante composante de l'opposition, a dénoncé la mort de 130 personnes en trois semaines à Daraya, dans la banlieue sud de Damas.

Selon l'OSDH, il s'agit à 80% de rebelles alors que l'armée tente de chasser les insurgés de leurs bases arrières dans les vergers qui bordent Damas.

Pour sa part, le journal pro-gouvernemental Al-Watan a rapporté que l'armée avait progressé dans Daraya, affirmant avoir infligé de lourdes pertes aux "terroristes d'Al-Qaïda".

Les officiers de l'Armée syrienne libre (ASL), principale faction de l'opposition armée, ont annoncé avoir formé une commission chargée de "poser les fondations saines" d'une future armée nationale.

La France a décidé d'allouer à l'opposition une aide humanitaire d'urgence de 1,2 million d'euros, a annoncé son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Par ailleurs, François Hollande doit évoquer la Syrie mardi à Paris avec le Premier ministre russe Dimitri Medvedev.

Selon le numéro deux du Hamas palestinien, Moussa Abou Marzouk, l'Iran est en train de perdre ses soutiens au sein de l'opinion publique dans les pays arabes en raison de son appui au président Bachar al-Assad.

© ANP/AFP
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