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mardi 21 mai  

Sarkozy reconnaît la "responsabilité historique" de la France dans l'abandon des harkis

Publié le 14 avril 2012 - 5:15pm
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Le président français Nicolas Sarkozy a officiellement reconnu samedi la "responsabilité historique" de la France dans "l'abandon" des harkis, combattants musulmans au service de la France, après la fin de la guerre d'Algérie en 1962.

"La France se devait protéger les harkis de l'histoire, elle ne l'a pas fait. La France porte cette responsabilité devant l'histoire, c'est cette responsabilité que je suis venu reconnaître ici", a déclaré M. Sarkozy lors d'un discours à Perpignan, dans le sud de la France.

"La France doit, comme elle l'a toujours fait, regarder son Histoire en face et assumer les erreurs qu'elle a pu commettre. En l'occurrence, rien ne peut expliquer, rien ne peut excuser l'abandon de ceux qui avaient fait le choix de la France", a insisté le chef de l'Etat.

La reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon des harkis est la principale revendication des anciens supplétifs de l'armée française en Algérie et de leurs descendants, une communauté de quelque 500.000 personnes.

Le 9 mars, Nicolas Sarkozy avait déjà reconnu devant leurs représentants les "injustices" dont les autorités françaises s'étaient rendues coupables à leur encontre et reconnu que la France avait "une dette" envers eux.

Son adversaire à l'élection présidentielle des 22 avril et 6 mai, le socialiste François Hollande, s'était engagé le 6 avril à "reconnaître" la responsabilité de la France dans "l'abandon des harkis" s'il est élu.

L'hommage rendu aux harkis est aussi politique. Au-delà de cette communauté, il peut toucher celle des rapatriés français d'Algérie, les "pieds noirs", estimées à 3,2 millions d'électeurs potentiels, qui avaient largement voté pour Nicolas Sarkozy en 2007.

Au lendemain des accords d'Evian du 18 mars 1962 consacrant le retrait français d'Algérie, 55.000 à 75.000 harkis, selon les historiens, ont été abandonnés en Algérie et victimes de sanglantes représailles.

Quelque 60.000 ont été admis sur le territoire français, logés dans des camps de fortune du Sud du pays.

© ANP/AFP
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