Le président russe Vladimir Poutine doit annoncer lundi la composition du nouveau gouvernement, dirigé par Dmitri Medvedev, qui selon la presse ne devrait pas changer radicalement du précédent.
La liste du nouveau cabinet a été remise la semaine dernière pour approbation par M. Medvedev à M. Poutine, qui ont échangé leurs fonctions après l'investiture le 7 mai de l'homme fort de la Russie à la suite de sa victoire à la présidentielle du 4 mars.
Les postes clés du cabinet devraient rester dans les mains d'alliés de M. Poutine, estimait lundi le quotidien Vedomosti.
Le vice-Premier ministre Igor Chouvalov devrait ainsi continuer de superviser le bloc économico-financier, et le ministre des Finances Anton Silouanov, nommé en septembre après la démission d'Alexeï Koudrine, restera aussi à son poste.
Arkadi Dvorkovitch, le conseiller économique de M. Medvedev lorsque celui-était au Kremlin, devrait pour sa part superviser tout le secteur industriel.
Sergueï Lavrov devrait être reconduit au poste de ministre des Affaires étrangères et Anatoli Serdioukov à celui de ministre de la Défense, selon les prévisions de journaux russes ces dernières semaines.
Le vice-Premier ministre Igor Setchine, un proche de M. Poutine qui a supervisé pendant des années le secteur énergétique, devrait en revanche quitter le gouvernement, ses relations avec M. Medvedev étant notoirement mauvaises.
Le ministre de l'Intérieur, Rachid Nourgaliev, pourrait lui perdre son poste, la police russe étant plongée depuis des mois dans un vaste scandale de tortures et mauvais traitements dans les commissariats.
Vladimir Poutine est resté l'homme fort du pays pendant les quatre années passées à la tête du gouvernement russe, quand il avait du quitter le Kremlin en 2008, la Constitution ne lui permettant pas d'enchaîner un troisième mandat présidentiel consécutif.
Il a été réélu en mars pour un troisième mandat porté à six ans par une réforme constitutionnelle.
Dmitri Medvedev, que M. Poutine avait propulsé au Kremlin en 2008 et qui a renoncé à se représenter pour permettre le retour de son aîné à la fonction suprême, a pour sa part été nommé Premier ministre.
© ANP/AFP













