Un spécialiste néerlandais plaide actuellement pour l’introduction aux Pays-Bas d’un antirétroviral qui réduit considérablement le risque d’infection par le VIH.
Selon Michiel van Agtmael, spécialiste des maladies infectieuses à l’hôpital de l’Université libre (VU) à Amsterdam, le Truvada constitue une véritable "percée dans la lutte contre le VIH". Cet antirétroviral est déjà en vente aux Etats-Unis et peut réduire les risques d’infection de 73%.
Il estime que ce médicament devrait être mis à la disposition des groups à risques, comme les prostituées et les homosexuels séronégatifs dont le partenaire est infecté par le virus. Il averti cependant que les utilisateurs doivent être contrôlés régulièrement en raison des effets secondaires du Truvada. Sa consommation à long terme peut endommager les reins ou la structure osseuse.
Il a également mis en garde les personnes qui pourraient avoir un faux sens de sécurité. "Ce n’est pas parce que le danger d’infection a considérablement baissé que l’on peut avoir des relations sexuelles sans utiliser de préservatif", déclare-t-il.
Autre inconvénient : le prix du Truvada s’élève à 20 euros environ par comprimé, une somme que les assurances-maladie ne seront peut-être pas disposées à rembourser.













