L'armée sud-soudanaise a accusé mercredi le Soudan d'avoir de nouveau bombardé le territoire sud-soudanais, en violation de la résolution de l'ONU intimant à Khartoum et Juba de cesser les hostilités.
"La République du Soudan a bombardé au hasard des zones civiles", a affirmé un porte-parole de l'armée sud-soudanaise, Kella Kueth, précisant que les frappes avaient eu lieu lundi et mardi sur les Etats du Haut-Nil, de l'Unité et de Bahr el-Ghazal.
Selon le porte-parole, les raids aériens ont été menés par des avions de chasse et des bombardiers Antonov.
Il n'était cependant pas possible, dans l'immédiat, d'obtenir une confirmation indépendante sur ces bombardements. Le Soudan nie régulièrement ce type d'accusations en provenance de Juba.
Les deux capitales affirment respecter la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, qui leur ordonnait de cesser, dès vendredi dernier, les combats. Depuis fin mars, les deux voisins se livrent à une escalade de violences le long de leur frontière commune et contestée, qui fait craindre une nouvelle guerre ouverte Nord-Sud.
Ces nouvelles accusations de bombardement interviennent alors que la Haut commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme, Navi Pillay, se trouve au Soudan du Sud pour discuter de la protection des civils touchés par les combats frontaliers.
© ANP/AFP













