Radio Netherlands Worldwide

SSO Login

More login possibilities:

Close
  • Facebook
  • Flickr
  • Twitter
  • Google
  • LinkedIn
Accueil
jeudi 23 mai  

Le Premier ministre pakistanais "coupable" d'entrave à des poursuites contre le Président

Publié le 26 avril 2012 - 12:44pm
Archivé sous

La Cour suprême du Pakistan a jugé jeudi le Premier ministre coupable d'outrage à la justice pour avoir refusé depuis plus de deux ans de demander à la Suisse de rouvrir une procédure judiciaire visant le président Asif Ali Zardari pour blanchiment de fonds publics détournés, mais ne l'a pas condamné à une peine de prison.

La juridiction suprême a condamné Yousuf Raza Gilani, qui encourait six mois de prison, à être détenu seulement le temps qu'elle siégeait jeudi, et le chef du gouvernement est sorti libre de l'audience, a constaté un journaliste de l'AFP. Reste à savoir si sa condamnation l'oblige ou non à démissionner, un sujet qui divise les experts.

La Cour suprême suprême avait annulé en 2009 un décret amnistiant le chef de l'Etat et des milliers d'autres personnes soupçonnées de corruption et ordonné immédiatement au gouvernement pakistanais de réclamer à Genève la réouverture de son enquête.

Le 13 février dernier, elle avait inculpé M. Gilani pour outrage à la Cour pour ne pas s'être plié à cette injonction depuis plus de deux ans. Depuis, le gouvernement s'évertue à invoquer l'immunité judiciaire dont jouit le président en exercice.

En 2010, le procureur de Genève avait également estimé qu'il ne pouvait poursuivre tant que M. Zardari serait président, en raison de son immunité judiciaire en tant que chef d'Etat. En 2003, un tribunal suisse avait reconnu coupables en première instance M. Zardari et son épouse, l'ex-Première ministre Benazir Bhutto, de blanchiment de fonds publics détournés dans les années 1990 quand elle dirigeait le gouvernement, mais le couple avait fait appel.

© ANP/AFP
  • Le Premier ministre du Pakistan a été jugé jeudi coupable d'outrage à la ...

RNW Afrique sur Facebook

Vidéos à vous recommander

"Quand je pense à Ntaganda, je cesse de vivre"
L'arrivée de Bosco Ntaganda à la CPI fait ressortir les...
Rondes ou minces, à chacun son concours
Rondes ou minces ? Chacun ses goûts en Côte d'Ivoire où...
"J'aurais pu être rebelle", raconte un ancien supporter de Gbagbo
Ancien partisan de Laurent Gbagbo, Moussa Sylla raconte qu'il aurait pu...