Des journalistes colombiens ont reçu mardi l'appel d'une femme se présentant comme membre des Farc et affirmant que le journaliste français Roméo Langlois était retenu comme "prisonnier de guerre" par la guérilla, a indiqué la radio Caracol, sans que l'information puisse être authentifiée.
"Une femme qui s'est présentée comme membre du Front-15 (des Farc) nous a dit: +Nous avons le journaliste français, nous lui avons prodigué des soins médicaux+", a expliqué la radio.
"Nous venons de le déclarer prisonnier de guerre, du fait que nous l'avons pris alors qu'il portait une tenue militaire", a poursuivi la guérillera présumée, selon la radio.
Le groupe de journalistes ayant reçu l'appel se trouvait dans les environs d'Union Peneya, une zone du département de Caqueta (à environ 600 km au sud de Bogota), où M. Langlois a disparu samedi.
Le journaliste de France 24, âgé de 35 ans, a disparu alors que la patrouille qu'il accompagnait pour un reportage sur la lutte contre le trafic de drogue dans le département de Caqueta a été prise sous le feu d'un groupe décrit par les autorités comme appartenant aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).
Trois militaires et un policier ont péri dans l'attaque et le journaliste français a été blessé au bras gauche, selon les autorités colombiennes qui ont également affirmé qu'il s'était débarrassé pendant l'attaque de son casque et de son gilet pare-balles avant de se diriger vers les assaillants en se présentant comme civil.
Le président colombien Juan Manuel Santos avait déclaré lundi que des "indices très clairs" révélaient "que le journaliste français est détenu par les Farc".
Fondée en 1964, la guérilla des Farc, la principale du pays, compte encore 9.000 combattants, essentiellement repliés dans des régions de montagnes et de forêts.
Depuis le début de l'année, les Farc ont proposé d'ouvrir des négociations et libéré les derniers policiers et militaires qu'elles retenaient en otage depuis 12 ans pour certains. Mais guérilla et gouvernement s'opposent régulièrement sur les modalités d'un dialogue.
© ANP/AFP













