Un tribunal du Bangladesh a décidé ce mardi la mise en liberté provisoire du micro-financier Mohammed Yunus. Le prix Nobel a comparu devant le tribunal pour une affaire de diffamation qui date de 2007.
Dans une interview accordée à l’Agence France Presse, il aurait déclaré que ‘’la politique au Bangladesh était une affaire de pouvoir pour faire de l’argent et qu’il n’existe pas d’idéologie’. Suite à cette interview, un député d’un petit parti avait déposé plainte contre le banquier, qui est surtout connu pour ses microcrédits accordés aux pauvres.
Plus de 500 personnes s’étaient rassemblées devant le tribunal pour voir Yunus, qui est extrêmement populaire au Bangladesh.
Liberté provisoire
Le tribunal a décidé que Mohammed Yunus restera en liberté provisoire. "Ses avocats ont plaidé qu'il était une personnalité majeure et donc qu'il était impossible pour lui de comparaître devant la justice tous les jours", a déclaré un membre du tribunal situé au nord de Dacca. Il pourra donc se faire représenter lors de la prochaine audience fixée au 20 février.
La semaine dernière, un autre juge avait ordonné l’ouverture d’une enquête sur les pratiques financières de la Grameen Bank, propriété de Yunus. L’affaire a débuté à l’issue d’un documentaire norvégien révélant que l’aide au développement accordée par la Norvège aurait été détournée par la banque. Par ailleurs, la Première ministre accuse l’organisation de micro-crédit de "sucer le sang des pauvres". Elle accuse également Yunus de fraude fiscale.
Inde
L’enquête sur la Grameen Bank et Yunus interviennent alors que le monde de la micro- finance en Inde, pays voisin, est accusé d’exploitation des pauvres et d’imposer des taux usuraires.
source : ANP/AFP/RNW















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