Au Swaziland, des grands-mères se mobilisent pour combattre les effets du VIH/Sida.
Cinq cents grands-mères des pays sub-sahariens vont se réunir au Swaziland pour un événement qui devrait marquer l’histoire. La première réunion internationale des grands-mères aura lieu du 6 au 8 juin pour s'entretenir de l’impact du Sida/VIH sur leurs vies.
"Elles sont en première ligne de l’épidémie de VIH ou de Sida en Afrique", dit Philile Mlotshwa, porte-parole de Swapol (association des femmes séropositives ‘Swazis for Positive Living’), l’un des organisateurs de l’événement en association avec le gouvernement swazi et la fondation située au Canada Lewis Foundation (SLF).
"Jusqu’à maintenant personne n’avait reconnu les efforts que ces organismes avaient fait pendant deux décades quand VIH et le Sida ont été découverts en Afrique."
"Mouvement de solidarité"
Pour la plupart, les grands-mères africaines sont devenues responsables de l’éducation de leurs petits-enfants, après avoir perdu leurs propres enfants de la maladie.
L’objectif des femmes de la congrégation est le partage de leurs expériences et de leurs problèmes, et la la fondation d’un réseau régional fort pour se soutenir entre elles et pour essayer de renverser le cours des choses au sujet du Sida. Les organisateurs espèrent pouvoir obtenir une aide ciblée en créant un "mouvement de solidarité".
Siphiwe Hlope, fondatrice du Swapol est l’une des participantes. Elle dit qu’elle doit fournir la nourriture, les vêtements, le logement et les frais de scolarité pour ses petits-enfants en même temps que pour cinq autres orphelins – et elle est elle-même séropositive.
"Mais au moins, j’ai du travail," dit-elle. "Que dire d’une grand-mère qui n’a pas de travail et qui ne peut pas se procurer de la nourriture ?"
Soutien
Depuis la réunion des grands-mères de Toronto en 2006, qui avait rassemblé 100 mamies africaines et 200 du Canada, la DLF a pu fournir un soutien financier à des organisations mises en place par et pour des grands-mères afin de les aider à se soigner ainsi que leurs petits-enfants.
Ces projets ont permis la création de centres d’éducation pour l’enfance tenus par les grands-mères, et ont permis l’accroissement du nombre des membres dans les groupes de soutien.
Ces femmes ont pris en charge le travail de soin depuis leur maison, en répertoriant les familles en crise de leurs communautés et en leur apportant des soins et du soutien.
Le 8 juin prochain, deux mille grands-mères font faire une marche de solidarité dans la ville de Manzini, la capitale.
Source : BBC














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