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lundi 20 octobre  
graffiti Amsterdam d'Hugo Kaagman
Portrait de Willemien Groot
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Utrecht, Pays-Bas
Utrecht, Pays-Bas

Un tagueur hors-la-loi devenu artiste international

Publié le : 23 mars 2012 - 4:10pm | Par Willemien Groot (dessin (c) Hugo Kaagman)
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A une certaine époque, il n'épargnait aucun immeuble d'Amsterdam de ses sprays. Maintenant, il peint - avec autorisation - des stations de métro, des avions et des trains. Hugo Kaagman, artiste de rue et artiste néerlandais, peut se vanter d'avoir ajourd'hui sa propre exposition au musée des Chemins de fer d'Utrecht, dans le centre des Pays-Bas. "Je ne grimpe pas si vite sur les toits pour faire mes peintures".

C'est un bel apercu de l'oeuvre de l'homme qui a laissé pendant dix ans sur les murs du monde entier son "art de la rue". De Saint-Petersbourg à New-York en passant pas Nagasaki.

Fin des années 70, début des années 80, cet artiste-punk ne laissait aucun mur vierge. "en 1980, Amsterdam était la capitale des graffitis du monde entier. On avait le droit de faire beaucoup de choses et les graffitis collent bien à l'image chaotique des rues de la ville. Maintenant c'est interdit."


British Airways
Hugo Kaagman est devenu peu à peu un artiste spray paint (peinture en spray) avec une préférence pour l'art du
stencil (figures répétitives qui sont faites avec un moule). Actuellement, Kaagman ne travaille qu'aux endroits où c'est permis. Il a par exemple peint des queues d'avion pour British Airways, un bus-navette de l'Hôtel Hilton d'Athènes, des stations de métro, des murs, mais il a fait aussi de la céramique et des tapis. Et il est payé pour ça. "Quand tu es jeune, tu ne penses pas à l'argent. Tu as de l'énergie pour essayer toutes sortes de choses. Je ne grimpe plus si facilement sur les toits pour faire une peinture."

L'artise a peint quelques wagons de chemin de fer et une ancienne locomotive spécialement pour le musée des Chemins de fer. Hélas, ils ne rouleront pas sur les rails néerlandais. Kaagman : "Les Chemins de fer dépensent chaque année des millions pour enlever les graffitis de leurs trains. S'ils voient un train peint rouler sur les voies, certains pourraient avoir la bonne idée de m'imiter."Mi-sourire, mi-sérieux, il ajoute : "La frontière entre le vandalisme et l'art est toujours un gros problème."

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