Sarah se met au foot
Sarah Osman (1980) est née au Soudan. Elle a vécu onze ans aux Pays-Bas. Depuis trois ans, elle travaille dans le domaine de la coopération au développement. Elle a récemment décidé de retourner en Afrique pour y mettre à profit ses connaissances. Après sa chronique Retour en Afrique publiée par RNW, Sarah s’est mise au football. Dans cette chronique, elle partage avec nous ses expériences concernant les préparatifs de la Coupe mondiale de football dans la ville du Cap : des histories de fond qui souvent se perdent dans l’euphorie du prochain grand événement.
Savez-vous que la Fifa a conçu un programme de sensibilisation sur l'environnement au sein de son organisation, appelé Le Green Goal (But Vert)? Il faut chercher un certain temps sur le site internet avant de le trouver.
Sarah Osman
L’objectif de ce Green Goal 2010 est de s’assurer que des mesures conformes à l’environnement sont mises en place pour se préparer à maîtriser les 2,75 millions de tonnes d’empreintes carbone qui vont envahir l’Afrique du Sud, en marge de la Coupe du Monde du mois prochain.
Mesures
J’ai pu en savoir plus sur Green Goal après avoir rencontré un homme qui travaille pour l’un des départements consacrés à l’environnement dans la commune du Cap. J’étais très impatiente car, bien que l’objectif de Green Goal soit en premier lieu d’assurer un Mondial favorable à l’environnement, je pensais que certains projets seraient élaborés, afin d’utiliser l’opportunité présentée par le Mondial pour prendre des solutions à long terme bénéfiques pour la ville.
Paradoxalement, le plan d’action mis en place par la ville, qui a été publié seulement en 2008, met l’accent sur les mesures à court terme, comme celles assurant l’utilisation de l’eau de pluie récoltée sur les stades pour l’irrigation des terrains de Green Point, le quartier où est bâti le stade. Une autre mesure est de construire des maisons avec des matériaux recyclés dans le centre ville et sur la côte atlantique. Ceci est bien sûr important, car le recyclage n’est pas un mot courant du vocabulaire local et que la plupart des complexes d’appartements du centre ville ne fournissent pas de facilités de recyclage. Par contre, les quartiers de la périphérie – où l’accès à l ‘eau est plus souvent un privilège qu’un droit – ne sont pas mentionnés dans ce plan.
Durabilité
Il existe toutes sortes de mesures sur l’environnement dont le but est de faire prendre conscience à ceux qui vont venir visiter l’Afrique du Sud pendant le Mondial et peu de choses sont faites pour diffuser l’information pour les habitants. Par exemple, l’un des neuf objectifs 2010 du Green Goal concerne l’aménagement du paysage et la biodiversité. Un petit budget de 100.000 rands (10.000 euros) est alloué pour former les ouvriers au jardinage indigène.
Consience de l’environnement
L’Allemagne prétend avoir organisé en 2006 l’un des événements sportifs les plus responsables au niveau de l’environnement, en atteignant 13 des 16 objectifs prioritaires mis en place pour accueillir la Coupe du Monde.
Bien qu’elle soit un très bon exemple sur lequel on peut s’inspirer, l’Allemagne (selon ma propre expérience) est l’endroit où habite la population la plus consciente de l’environnement de la planète. Les Sud-Africains sont moins sensibilisés à la discussion sur l’importance de la protection de l’environnement. Il y a peu d’experts dans le pays qui communiquent sur la nécessité de ce thème. Donc, pendant que des poubelles multicolores sont placées dans les aéroports sud-africains en honneur à la Coupe du Monde, les projets de construction de deux usines nucléaires sont en phase de finalisation. Ce phénomène illustre la position de l’Afrique du Sud au sujet de l’environnement.














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