Radio Netherlands Worldwide

SSO Login

More login possibilities:

Close
  • Facebook
  • Flickr
  • Twitter
  • Google
  • LinkedIn
Accueil
jeudi 17 avril  
Le barrage Inga I sur le fleuve Congo
Map
Johannesburg , Afrique du Sud
Johannesburg , Afrique du Sud

RDC : le barrage Inga III verra-t-il le jour ?

Publié le : 28 août 2013 - 5:14am | Par Rédaction Afrique (Photo : International Rivers/Flickr)
Archivé sous

Des voix s'élèvent pour critiquer la réalisation d'Inga III, un des projets hydroélectriques les plus importants d'Afrique, prévu pour être construit en République démocratique du Congo.

Par John Fraser et Maurice Wa ku Demba, Johannesburg et Lubumbashi

En mai, le ministre congolais de l’Energie, Bruno Kapandji, a annoncé que le projet avançait, ajoutant qu’Inga III produirait 4 800 mégawatts (MW). Le barrage devrait être érigé sur le site où deux barrages existent déjà, sur le fleuve du Bas-Congo (ouest de la RDC).

Le barrage devrait être construit sur l’une des chutes d’eau les plus grandes au monde, les Chutes d’Inga, où tombe le fleuve Congo d’une hauteur de près de 100 mètres et coule à la vitesse énorme de 43 mètres cubes par seconde. L’Afrique du Sud est à la fois un partenaire et le principal client du projet.

De l'électricité moins chère et plus propre
Ian Cruickshanks, un économiste indépendant, a salué la vision derrière Inga III, mais a exprimé des inquiétudes par rapport à son évolution. "Le potentiel de ce projet est énorme et passionnant et pourrait faire une grande différence par rapport à l'Afrique subsaharienne", a-t-il indiqué.

"Cela pourrait fournir de l’électricité moins chère et plus propre que ce qui est actuellement produite dans les centrales électriques au charbon. Le fleuve est là, vous avez besoin d’y installer les turbines et construire les lignes électriques."

Inga III nécessiterait 12 milliards de dollars, avec le coût de construction du barrage estimé à 8,5 milliards de ce montant. La réalisation du projet devrait durer six ans.

Comme première étape, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD) doivent approuver un paquet d’assistance technique de 63 millions de dollars. Selon le document d'informations de la Banque mondiale, 43 millions de dollars proviendront de sa branque de financement concessionnaire, l’Association internationale de développement, et le reste viendra de la BAD.

Faire passer le courant dans un Congo en guerre 
Cependant, Ian Cruickshanks a averti qu'il y aura un problème pour transporter l'électricité sur cette longue distance jusqu’en Afrique du Sud. "Ma seule préoccupation suit les expériences du projet du barrage de Cahora Bassa sur le Zambèze au Mozambique. [Il] génère de l'électricité, mais la transmission aux clients en Afrique du Sud n'est pas efficace", a-t-il expliqué. "Ensuite, il y a un grand problème de sécurité des lignes à haute tension [qui traversent] la RDC, qui est en guerre contre elle-même."

Ingénieur indépendant et spécialiste des questions énergétiques, Andrew Kenny a repris l’inquiétude de Ian Cruckshanks au sujet de l'instabilité en RDC. "Pour le moment, les investisseurs craindraient le risque politique et commercial dû à un gouvernement instable dans un pays ravagé par un conflit sanglant."

"Il y aurait également des risques dans les paiements pour l'électricité, l'exploitation et l’entretien des centrales hydroélectriques, le sabotage, la confiscation, la nationalisation et l'incapacité à rembourser les dettes, a expliqué Andrew Kenny. Ils craindraient également le risque présenté par les pays voisins qui possèdent des lignes de transmission : risques de confiscation, l'imposition de tarifs très élevés et un entretien inadéquat."

Un horizon d’investissement long que ne favorise pas la RDC
Analyste principal de la recherche et de la stratégie à Frontier Advisory, Simon Schaefer, a déclaré à IPS qu'il partage les préoccupations de Ian Cruickshanks selon lesquelles un tel projet ambitieux soit possible dans une région troublée de l'Afrique.

"La situation politique en RDC est instable et le pays a été souvent décrit comme un État en faillite. D'autres problèmes majeurs de la RDC sont la corruption endémique et l'absence d'institutions crédibles. Tous ces facteurs ne sont pas un point de départ idéal pour un projet de plusieurs milliards de dollars avec un horizon d’investissement long", a-t-il expliqué.

Articles liés


Toutefois, il a insisté sur les avantages d’une collaboration entre les pays africains pour aborder les problèmes d’électricité - une question soulignée par le président américain Barack Obama lors de son récent voyage en Afrique, quand il promettait des milliards de dollars dans des fonds américains pour appuyer les infrastructures énergétiques en Afrique.

Une collaboration électrique africaine nécessaire
"Je pense que les pays africains feraient bien de s'attaquer aux déficits d'énergie en développant des projets transfrontaliers et de se concentrer sur des réseaux intégrés de transmission à travers plusieurs pays", a indiqué Simon Schaefer à IPS.

"Cela permettrait aux pays de partager le fardeau financier du projet et d’assurer l’absorption de l'électricité produite. L'engagement de l'Afrique du Sud d'acheter une quantité définie d'électricité auprès de la RDC est un premier pas vers une intégration accrue dans le secteur de l'énergie".

"Alors que l'objectif principal de la RDC peut être de générer des recettes et de créer des emplois à partir de la construction du barrage, le pays doit être réaliste par rapport aux importations, dans le domaine de l’énergie, des pays de la région", a-t-il ajouté.

Source : IPS

Recommandés

Freddy Mulongo, Réveil FM International 17 octobre 2013 - 12:27pm

Ian Cruickshanks a averti qu'il y aura un problème pour transporter l'électricité sur cette longue distance jusqu’en Afrique du Sud. "Ma seule préoccupation suit les expériences du projet du barrage de Cahora Bassa sur le Zambèze au Mozambique. [Il] génère de l'électricité, mais la transmission aux clients en Afrique du Sud n'est pas efficace", a-t-il expliqué. "Ensuite, il y a un grand problème de sécurité des lignes à haute tension [qui traversent] la RDC, qui est en guerre contre elle-même."
Pour le pseudo expert Hollandais, le Grand est en guerre contre elle-même. C'est de la foutaise et de l'escroquerie intellectuelle. Le Congo est un pays agressé avec la complicité des prédateurs et mafieux internationaux. Je ne suis pas du tout d'accord avec cette analyse. Inga III doit se faire au bénéfice premier des congolais, puis les autres notamment l'Afrique du sud !
Freddy Mulongo
Réveil FM International

Mopatro 6 septembre 2013 - 1:23pm / brésil

Mais au contraire qui veut entrer dans ce projet peut me contacter que je veux lui trouver un espace lá dedans, dans ce projet Inga 3 - grand Inga

Mopatro 6 septembre 2013 - 1:21pm / bresil

Je suis congolais de la RDC - habitant le brésil.
Moi je ne partage absolument pas les avis des experts decrit lá en haut. pcq ils doivent prendre la situation comme une thematique dynamique, dans ce sens que la situation qui prevaut à l´Est n´est pas un atout necessaire pour abandonner un projet salvateur pour l´ emergence energetique de l´afrique, et l´indepedance energetique de l´europe. cette situation dans l´Est de Congo est un petit probleme politique, avec les accords faits pour la realisation de ce grand projet de 12 Mi avec extension pour 80 Mi, ces aventuriers derriere les Mouvements de troubles dans l´Est de pays seront Obligés de laisser les armes.
En Plus de cela, le fait que ONU y est avec une force d´ Intervention pour y mettre fin ne vous dit RIEN. Ces experts doivent au contraire SOUTENIR ce projet PCQ ça sera un point positif pour en finir avec ces petites guerres financieres en RDC. et enfim liberer l´afrique. car comme dit-on, la RDC est la Gachette de developpement de l´Afrique, et c´est le coeur de monde. J´encourage les entreprises qui sont engagées dans ce processus pour la concrétisation de ce grand projet d´ INGA 3 grand Inga, et qui est à l´Exterieur entrain d´attendre la Paix en RDC( qui est dejá une chose realisée en RDC) est entrain de rever Debout. pendant que les autres avances.

Ndabarushimana j paul 31 août 2013 - 4:07pm / Burundi

Je pense que vs avez organisé un bon projet.Alors je voudrais savoir où est ce que ce barrage se construira? Merci

MULU Trésor 31 août 2013 - 2:58pm / République Démocratique du Congo

La construction de la centrale hydroélectrique Inga 3 serait une solution optimale pour la promotion des énergies renouvelables et attirerait les Investisseurs qui auront besoin d'une capacité importante en matière de la production de l'énergie électrique pour le besoin de la cause. Bien que notre pays serait en situation de guerre à l'Est, une simple impulsion politique de l'extérieur pourrait mettre fin à cette situation. Je ne partage pas les points de vu de ces Experts.

Placez votre commentaire

Pour une plus grande compréhension, l’usage du français est la règle. Nous accueillons tous types de discussions, mais, attention, nous n’acceptons pas les propos racistes, sexistes, diffamatoires, injurieux ainsi que les commentaires publicitaires.

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
  • Tags HTML autorisés : <a> <em> <strong> <cite> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd> <p> <br>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
  • Les adresses de pages web et de messagerie électronique sont transformées en liens automatiquement.

Plus d'informations sur les options de formatage