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Nombre croissant d’adolescents dépendants du cannabis.

Publié le : 20 octobre 2009 - 12:46pm | Par Rob Kievit
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Le nombre de Néerlandais de moins de 18 ans dépendants du cannabis est en augmentation. La plupart d’entre eux commencent à fumer régulièrement un joint dès l’âge de 13 ans, et se retrouvent en telle détresse qu’ils doivent être admis dans une clinique de désintoxication.

Les jeunes fumeurs entrent en conflit avec leurs parents, sont renvoyés de l’école et la plupart d’entre eux sont connus des services de police. Ils volent souvent de l’argent pour financer leur drogue.
L’année dernière, selon une enquête réalisée par la télévision néerlandaise, 370 ados ayant une addiction au cannabis avaient été admis dans trois cliniques spécialisées. Trois nouveaux centres de traitement sont en construction afin de répondre aux besoins. Depuis 2002, le nombre de jeunes toxicomanes a quadruplé.
 

Pas très douce

L’une des raisons de cette augmentation est le THC contenu dans la drogue, qui est de plus en plus présent à mesure que les producteurs créent des variantes plus concentrées de la plante. le THC est l’ingrédient actif du cannabis. Les chiffres de la clinique néerlandaise Jellinek, spécialisée dans la recherche sur la drogue, indiquent que la concentration en THC était de 8,6% en 2000, et a presque doublé en 2002 (15,2%), rendant la drogue plus forte, beaucoup plus forte que la "drogue douce" que les parents des toxicomanes d’aujourd’hui ont connu dans leur jeune âge.

La consommation de cannabis est largement répandue aux Pays-Bas. Statistics Pays-Bas, le bureau gouvernemental des statistiques, a indiqué en août 2009 que la moitié des hommes adultes entre 20 et 25 ans ont déjà fumé au moins un joint, ainsi qu’un tiers des femmes de la même tranche d’âge. Selon les statistiques, une femme sur dix et un homme sur cinq fument toujours régulièrement.
 

Neuf ans

"Certains cas à risque fument leur premier joint à l’âge de neuf ans, à l’école", explique l’éducateur Eric de Vos à la télévision. "La majorité des consommateurs de cannabis prennent la drogue pour une raison, comme auto-médication pour s’endormir facilement, oublier ses soucis ou ses querelles avec la famille, ou ses problèmes scolaires. Ce n’est plus si bénin. Quand ces enfants entrent dans la clinique, ils souffrent souvent de problèmes psychosociaux."

En réhabilitation

Dans l’une des trois cliniques néerlandaises, à Groningue, des ados entre 13 et 18 ans sont soumis à un traitement de 6 à 9 mois, incluant l’aide à la désintoxication.

"Je fumais 7 ou 8 joints par jour, ce qui est beaucoup à mon âge", confesse Lisa, 16 ans, l’une des pensionnaires, à la télévision. "Je buvais aussi beaucoup, mais mon addiction était surtout le cannabis. Mes parents ont divorcé quand j’avais 13 ans, et je n’ai pas pu le supporter. J’étouffais ma colère en fumant un joint. Je ne pouvais pas m’en passer, car on devient plus vite dépendant que les gens le croient. Cela te rend très indifférent, tu ne vas plus à l’école ni aux clubs sportifs, tu te disputes à la maison, tu deviens insolent et irrespectueux. Ta personnalité change." Lisa dit que son séjour à la clinique l’aide réellement à retrouver des repères dans sa vie.

L’apprentissage ou ré apprentissage des aptitudes sociales est au centre de la vie dans la clinique. Les ados apprennent comment être eux-mêmes dans un groupe, et comment éviter de retomber dans la toxicomanie. Ils apprennent à gérer leurs émotions, ce qu’ils avaient oublié quand ils étaient toxicomanes. La thérapie familiale implique les parents des toxicomanes, leurs frères et sœurs si possible. Le sport et l’éducation scolaire font partie du programme.
 

Pas de sexe ni de drogue.

Les règles sont strictes dans la clinique, il y a une supervision 24 heures sur 24. Les superviseurs ne sont pas seulement là pour aider, ils contrôlent également si les règles sont respectées. Il est interdit de consommer quelque drogue que ce soit, d’avoir des relations sexuelles ou d’être violent. Quiconque ne respecte pas les règles est expulsé de la clinique. Vous ne pouvez y retourner qu’après avoir accompli un certain nombre de devoirs.

Le traitement à la clinique est un succès uniquement si l’addiction est vaincue et qu’une solution est trouvée pour les problèmes sous-jacents qui sont les amis toxicomanes, ou encore la mauvaise relation avec l’un des parents. Après le séjour au centre, les élèves reçoivent un suivi et un soutien pendant un certain temps.

 

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