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Nairobi, Kenya
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Nairobi, la mégalopole : qui se soucie de la pollution ?

Publié le : 8 décembre 2010 - 2:31pm | Par Michael Kaloki (photo flickr)
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Mégalopoles

Pékin, Mexico, Le Caire et Nairobi – Radio Nederland International a décidé de faire un tour d’horizon des questions les plus importants sur l’environnement en milieu urbain : pollution de l’air, eau potable, surpopulation urbaine et dépopulation rurale.

Près de 200 pays prennent part au sommet de l’ONU sur le climat à Cancun (Mexique). Ce dernier tour de négociations a pour objectif de concrétiser des accords concrets afin de remplacer le Protocole de Kyoto, qui expire en 2012. Ces négociations ont lieu du 29 novembre au 10 décembre.
 

Partout dans le monde, les gens fuient la campagne pour aller à la ville, impatients d’échapper à la misère du monde agricole.

La capitale du Kenya, Nairobi est un bon exemple. Son agglomération urbaine – un centre économique local, régional et international – est considérée comme une terre aux nouveaux horizons.

L’un des premiers défis et des plus fondamentaux pour ceux qui migrent vers les villes est de trouver un abri. La plupart des migrants n’ont pas le choix et se retrouvent dans les bidonvilles que l’on trouve à la fois au centre et en dehors de Nairobi, comme Kibera, Mathare et Mukuru. Jasper Onyancha a quitté la ville pour aller vivre à la campagne kényane, espérant y trouver une meilleure qualité de vie.

"Mon nom est Jasper Onynacha. J’habite à Kibera. J’ai une famille, mais ils restent vivre dans ma maison à la campagne, qui se trouve à Kisii, dans la province de Nyanza. Je suis parti de Nairobi il y a environ un an et demi. Quand j’ai décidé de venir à Nairobi, je ne connaissais pas Kibera. Je voulais tout simplement avoir une meilleure vie. C’est la raison pour laquelle je suis allé à Nairobi. Je cherchais un endroit où je pourrais subvenir à mes besoins, en fonction de mes possibilités financières… A Kibera, la vie est vraiment moins chère dans les bidonvilles."

Impact majeur
Selon, le recensement de 2009, le pays comptait une population de 38,6 millions de personnes, dont 3,1 millions à Nairobi.

David Kuria est le directeur d’Ecotact, une agence chargée de l’environnement située dans la ville. David affirme que la croissance de la population de Nairobi a un impact majeur sur le climat et l’environnement du pays.

La croissance de la population urbaine est de 8% dans les villes du Kenya. L’augmentation de la population dans les bidonvilles a un effet sur la consommation de produits manufacturés. Il en découle une augmentation du nombre d’industries de fabrication, ce qui a un effet néfaste sur les émissions de gaz et sur le changement de climat.

Feu de bois
Les remarques de monsieur Kuria sont confirmées par les observations de Jasper Onyancha sur la vie quotidienne à Kibera :

"Quand les gens arrivent ici, ils ont une situation financière précaire. C’est pourquoi ils ont décidé de se regrouper dans des endroits comme les bidonvilles de Kibera. Ils utilisent des méthodes de cuisson variées. Comme par exemple du feu de bois et bien évidemment, tout cela provoque une pollution qui a un grand impact sur le changement climatique."

David Kuria ajoute que lorsque les gens cherchent à améliorer leur situation économique, ils consomment plus, ce qui a également une influence sur le changement climatique.

"L’achat de voitures est un signe témoignant d’une amélioration de la situation financière des gens. Par conséquent, l’importation de voitures d’occasion dans le pays est énorme. Ces voitures consomment beaucoup d’essence. Tout cela résulte en une augmentation de l’émission de CO2 et une détérioration de l’environnement et du climat. Chaque fois que vous arrivez à Nairobi, vous pouvez voir dans l’air l’impact de la pollution due aux voitures."

Destruction des forêts
La vie dans la métropole a des retombées négatives sur la campagne environnante. La ville continue à puiser de plus en plus d’eau provenant des régions environnantes afin de pourvoir aux besoins de sa population toujours plus importante. La baisse du niveau de l’eau qui en résulte a conduit à la destruction de forêts.

David Kuria explique que les arbres et les forêts sont essentiels pour limiter les effets du changement climatique, mais il y a peu de choses de faites pour la couverture forestière. Et quand il s’agit de s’atteler à ces problèmes très urgents, il n’existe que peu d’initiatives prises au niveau national.

"Le ministre kényan des Finances a présenté un projet, mais ce plan est axé sur le commerce du charbon et sur l’introduction d’un système de vente de charbon dans le but de traiter le problème du changement climatique à un niveau international."

Traiter le changement climatique à un niveau global semble être un pas positif. Quels en seront les effets, s’il y en a, de ce programme sur les défis posés par l’accroissement constant de la population de Nairobi, là est la question.
 

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