Faleh Abdullah al-Mansouri
Militant politique Irano-néerlandais
Né en 1946 et leader d’une organisation militante pour l’autonomie de la région Khuzestan, en Iran. Il a été condamné à mort, mais a réussi à s’enfuir aux Pays-Bas en 1988. Il a ensuite été arrêté à Damas, la capitale syrienne, le 11 mai 2006 et extradé vers l’Iran. En 2009, en partie grâce à la pression du gouvernement néerlandais, sa peine de mort a été commuée en une peine de 30 ans d’emprisonnement.
On ignore comment il se porte ni où il se trouve. Voilà tout juste un peu plus de cinq ans que le militant irano-néerlandais Abdullah al-Mansouri se trouve en prison. Les tensions internes en Iran mais aussi entre Téhéran et La Haye ont probablement entraîné une détérioration des conditions d’incarcération d’Abdullah al-Mansouri et d’autres prisonniers politiques néerlandais en Iran.
Le militant irano-néerlandais pour les droits de l’homme Sadegh Nageshkar craint que les querelles politiques entre le grand-ayatollah Ali Khamenei et le président Mahmoud Ahmandinejad n’aient des répercussions sur les prisonniers politiques : "Plus la lutte pour le pouvoir entre Khamenei et Ahmadinejad s’intensifie, plus la pression sera grande sur les prisonniers politiques, dont Al-Mansouri. Ils intimident ainsi la population, qui n’osera pas défendre ses droits et sa liberté."
Rôle des Pays-Bas
Après l’exécution de l’Irano-Néerlandaise Zarah Bahrami, le gouvernement de La Haye s’est engagé à intervenir plus tôt la prochaine fois. Mais pour le moment les Pays-Bas n’ont pas réagi à une motion obligeant l’Iran à autoriser une assistance consulaire aux prisonniers politiques irano-néerlandais.
Dans le cas d’Al-Mansouri, il y a aussi le fait que le régime de Téhéran intervient violemment contre les militants de la région du Khouzestan, à majorité arabe, dont il est originaire. Très récemment, cinq Arabes du Khouzestan ont été pendus, selon Nageshkar.
Autres prisonniers Néerlandais
Outre Abdullah Al-Mansouri, trois autres Irano-Néerlandais seraient détenus actuellement en Iran en tant que prisonniers politiques. Le régime de Téhéran ne donne pratiquement aucune information sur les prisonniers et le ministre néerlandais des Affaires étrangères ne veut pas donner de chiffres pour ne pas contrecarrer la "diplomatie silencieuse".
Parmi les prisonniers détenteurs de la nationalité néerlandaise figure, selon Nagehskar, un homme nommé Saeed Shale Ghale, qui purge une longue peine de prison. Les dernieres nouvelles de M. Ghale datent de 2009. Il est détenu à la prison notoire d’Evin à Téhéran.
Chrétiens
Un autre prisonnier politique Irano-néerlandais est le chrétien Vahik Abrahamian. Il a été arrêté le 4 septembre avec sa femme et dix autres personnes lors d’un culte religieux dans sa maison à Hamadan, à 350 à l’ouest de Téhéran. Il n’y a pas eu d’accusation officielle, mais, à la télévision, le groupe était accusé de "tentative de destruction de l’état islamique". La semaine dernière, il est apparu que sa femme, Sonia Keshish Avanessian ainsi que deux autres ont été libérés fin avril. Kiri Kankhwende de l’association Christian Solidarity Worldwide (CSW) pense qu’une raison de ne pas libérer M. Abrahamian pourrait être sa nationalité néerlandaise.
Les autorités iraniennes sont soupçonnées d’avoir tenté obtenir l’équivalent de 135.000 euros pour la libération des trois détenus Irano-néerlandais. Les contacts de CSW pensent que M. Abrahamian pourrait être utilisé pour soutirer de l’argent, mais cela reste incertain. Des questions sur le sort de M. Abrahamian ont été posées au parlement des Pays-Bas, mais le gouvernement dit ne pas être en mesure d’agir en ce moment.
















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