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jeudi 23 octobre  
La destruction du marché central a ruiné de nombreux commerçants
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Bujumbura, Burundi
Bujumbura, Burundi

Marché central : "Je n’ai plus de raison de vivre"

Publié le : 10 février 2013 - 6:00am | Par Rédaction Afrique (© Photo : Iwacu )
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La plupart des victimes de l’incendie du marché central de Bujumbura ne savent plus quoi faire. La vie est devenue très dure voire impossible.

Par Marie Claire Ndikumama, Bujumbura

Certains préfèrent le suicide ou l’alcool. D’autres s’en remettent à Dieu. C’est le cas d’Alex Niyonzima, un jeune commerçant qui a perdu ses biens.

Alex Niyonzima est âgé de 25 ans. Il vendait des chaussures et des habits pour femmes. Mais tout est parti en fumée le dimanche 27 janvier 2013. "Je n’aurai jamais imaginé qu’une telle chose pouvait nous arriver, c’est horrible", confie-t-il.

"Nous sommes orphelins"
Il a fait ses études universitaires à Bujumbura et il est licencié en droit. Il a préféré le commerce parce qu’il n’a pas pu obtenir d’emploi relatif aux études faites. "Je devais me battre pour nourrir mes quatre frères car nous sommes orphelins", précise-t-il.

Avec son commerce, Alex parvenait à payer les frais scolaires de ses petits frères, à les vêtir et à les nourrir. Mais aujourd’hui, il n’a plus rien. "Franchement je suis dépassé par ma situation. Je ne peux plus assurer mes responsabilités, je n’ai plus de raison de vivre."

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Il doit maintenant demander des crédits à gauche et à droite pour pouvoir manger avec ses frères. "Je n’ai jamais mendié pour manger parce que je gagnais de l’argent chaque jour et ça me suffisait. Mais maintenant, il faut que je supplie des gens ne fût ce que pour du pain."

En dépit de cela, Alex se demande si la Banque de crédit de Bujumbura pourra lui accorder un petit crédit pour recommencer son commerce. "Si la banque me fait un petit crédit, je pourrai me relancer et affronter la vie. Mais dans le cas contraire, je m’en remets à Dieu", termine-t-il.
 
Un déménagement qui ne plaît pas
La mesure du gouvernement de déplacer tous les commerçants vers le Nord de la ville de Bujumbura ne plait pas du tout à Alex. Pour lui, c’est une perte énorme : "Mes clients sont au centre ville, comment vais-je leur expliquer que je suis au terrain du Complexe textile du Burundi ? C’est très loin de la ville je te jure."

Cette situation est la même pour tous les commerçants qui travaillaient au marché central de Bujumbura, actuellement en cendres. Un compte pour aider les victimes a été ouvert. Et dans un discours à la Nation relatif à la célébration le 5 Février 2013 du 22ème anniversaire de la Charte de l’Unité nationale, le président de la République Pierre Nkurunziza a déclaré que la moitié des salaires de tous les membres du gouvernement burundais sera versée pour construire un marché provisoire et relancer les activités des commerçants victimes de l’incendie.

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