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mercredi 23 avril  
Demba Koumbély a préféré quitter le Mali
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Abidjan, Côte d'Ivoire
Abidjan, Côte d'Ivoire

Maliens d’Abidjan, si loin et si proches du Mali

Publié le : 12 février 2013 - 6:00am | Par Rédaction Afrique (© Photo : Fabrice Djaha/ Abidjan Live News)
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Par peur de subir des sévices corporels et autres abus des djihadistes qui progressaient vers le sud du Mali, Demba Koumbély et Amadou Sako, comme plusieurs autres maliens, ont trouvé refuge en Côte d’Ivoire.

Par Selay Marius Kouassi, Abidjan
Demba Koumbély, 27 ans, est malienne et commerçante de bazin ; un commerce qu’elle exerce entre Bamako, sa ville d’origine, et Abidjan, la capitale économique ivoirienne. La crise malienne a littéralement mis un bémol à son activité économique.

"La crise malienne m’a surprise au marché [à Bamako]. Les gens tiraient dans tous les sens. J’étais paniquée, j’ai eu très peur. J’ai vécue terrée à Bamako deux semaines durant avant de quitter la ville", raconte Demba, qui depuis son arrivée à Abidjan auprès de certains membres de sa famille qui y vivent, suit attentivement l’actualité sur le Mali.

Plus que tout, rester informée
Chaque information en provenance du Mali est capitale pour Demba. Elle passe plusieurs heures de la journée assise devant la télé, pour s’informer.

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"Je suis beaucoup l’actualité sur le Mali à la télé, notamment sur France 24 [chaîne française d’information internationale] et l’ORTM [télévision nationale malienne]. J’écoute rarement la radio", affirme Demba. Aussi, elle s’enquiert régulièrement de l’état des membres de sa famille restés sur place, par téléphone. "En moyenne une fois chaque deux jours", tient-elle à préciser.

"Il était interdit aux femmes de sortir non voilées"
Même plusieurs jours après que l’armée française et les forces militaires africaines aient libéré les villes précédemment occupées par les djihadistes, Demba se fait toujours du mauvais sang pour les Maliens qui y habitaient.

"J’ai des nouvelles des parents restés à Bamako, mais j’ai peur pour ceux qui sont dans le nord du pays. J’ai une amie qui habite Gao, par exemple, dont je n’ai plus de nouvelles. Lorsque je l’ai eu au téléphone la dernière fois, elle m’a dit qu’il était interdit aux femmes de sortir non voilées", confie Demba.

Le rêve du retour
La commerçante ne cache pas son intention de retourner à Bamako pour reprendre son commerce entre cette ville et la Côte d’Ivoire, une fois la situation revenue à la normale. Elle apprécie positivement l’opération militaire menée par l’armée française au Mali. "Sans l’aide de la France on ne peut pas s’en sortir, l’armée malienne à elle seule ne peut pas reconquérir le nord du Mali, même avec une logistique impressionnante", reconnaît-elle.

  • Demba avec son neveu à Abidjan<br>&copy; Photo : Fabrice Djaha/ Abidjan Live News - http://www.rnw.nl/afrique
  • Demba s&#039;informe le plus souvent possible sur la situation au Mali<br>&copy; Photo : Fabrice Djaha/ Abidjan Live News - http://www.rnw.nl/afrique
  • Amadou Sako, chemise bleu, et sa famille en Côte d&#039;Ivoire<br>&copy; Photo : Fabrice Djaha/ Abidjan Live News - http://www.rnw.nl/afrique
  • Amadou Sako au téléphone avec ses parents restés au Mali<br>&copy; Photo : Fabrice Djaha/ Abidjan Live News - http://www.rnw.nl/afrique

Avis partagé par Amadou Sako, informaticien de gestion, originaire de la ville de Ségou et employé d’une structure de télécommunication au Mali. "Avec l’intervention de l’armée française je suis rassuré, sans elle, l’on se demande si l’on pourrait venir à bout de ces bandits", affirme Amadou.

Il dit avoir quitté momentanément le Mali pour passer un bout de temps auprès des siens qui vivent à Bassam, ville située à 43 km d’Abidjan. Il espère y retourner bientôt pour y reprendre son travail. En attendant, il s’informe régulièrement, comme Demba, sur l’actualité malienne.

Des élections crédibles ?
Amadou suit beaucoup France 24 et RFI, mais il est également présent sur internet et les média sociaux. "Je passe mes journées sur internet en quête d’informations, je le fais également via Facebook avec ceux qui sont connectés à Bamako", explique l’informaticien.

Il nourrit l’espoir de voir le Mali recouvrer l’intégrité de son territoire ; un espoir qui ne dissipe pas pour autant ses doutes de voir les autorités maliennes organiser des élections crédibles et apaisées pour amener les populations à élire "quelqu’un qui pourra relever les défis qui attendent le Mali."

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