Peu avant la prise de Goma par le M23, RNW a rencontré la nouvelle secrétaire d'État des Pays-Bas à l'Aide au développement et au commerce international. Au nom du ministère des Affaires étrangères, qui financera RNW à partir de 2013, Lilianne Ploumen assure que le M23 ne profite pas de l'aide au développement hollandaise.
Par Sophie van Leeuwen
Pouvez-vous garantir que l'aide des Pays-Bas n'atterrit pas dans les mains des rebelles du M23, étant donné que le pays est toujours un gros donateur pour le Rwanda dont le président, Paul Kagame, est accusé de soutenir le M23 ?
Les Pays-Bas ont déjà gelé le support budgétaire au gouvernement rwandais. Cela veut dire que l'aide hollandaise n'aide pas les rebelles. Arrêter de donner, cela veut dire arrêter des programmes qui ont une influence positive sur le développement. Parfois, c'est ce que vous devez faire.
Nous devons vérifier comment l'aide hollandaise est dépensée. S'il y a une raison de la geler — ce qui le cas avec le gouvernement rwandais aujourd'hui — alors nous prenons des dispostions.
De jeunes africains disent souvent à RNW des choses comme "Arrêtez de donner ! L'aide occidentale détruit nos marchés et corrompt nos leaders." Qu'en pensez-vous ?
Nous devons accepter que l'aide a apporté de bonnes choses, mais pas seulement. Pour moi, il est important que les Africains fassent passer se message. Ils sont nos partenaires dans le processus vers une bonne gouvernance.
Nous aidons les sociétés civiles et pas seulement les gouvernements, sous certaines conditions. Les Pays-Bas ont investi dans l'eau et la santé, mais nous soutenons aussi les voix qui offrent d'autres perspectives.
Vous êtes une ancienne directrice de l'ONG Cordaid. L'industrie de l'aide ne recherche-t-elle pas uniquement sa propre survie au lieu d'aider ceux qui en ont besoin ?
Les ONG que je connais ont un personnel très impliqué. Bien sûr, j'ai vu dans quelques pays des ONG qui travaillent au dessus de la tête des gens. J'ai observé qu'il y a parfois un manque de coordination. Mais je ne crois pas que les ONG ne font que se maintenir en vie. Il y a bien trop de choses en jeu.














Pourquoi ces échanges ne seraient pas, des échanges francs.
N'est ce pas une honte lorsque le peuple commence à comprendre la politique et les politiques plus qu'eux mêmes.
Est ce que vous imaginez une fois en pleine négociation, le peuple vous surprend et vous demande des compte en rendre sur place.
C'est parce que l'africain n'agit plus avec sa machette.
Cette fois si nous couperons plus nos frères, mais plutôt les commanditaires ainsi que les traîtres. comme ça rien ne se ferait au noir. Parce qu'on commence à en avoir marre.
Dirigeants africains tout comme multinationaux, prenez garde ! L'africain tout comme les populations du Sud commencent à identifier ses ennemis en commençant par ses propres dirigeants.
Je vous envoies tous à lire l'histoire de Kaboko Kapiroba.
Avant de poser cette question, on savait déjà quelle serait la reponse de la dame. Aucune organisation n'oserait avouer qu' elle a des contacts avec les rebelles. Nous savons que les organisations internationales oeuvrant en RDC instrumentalisent les actions humanitaires pour tromper la vue des Congolais. Ces ONG ont d' autres priorités dans les missions qui leur sont confiées. Les actions humanitaires sont pour eux un moyen pour atteindre les objectifs:espionage, trafic d' armes, infiltration, monitoring. Ce sont les memes multinationaux qu' on trouve derrière les M23 qui alimentent ces ONG. La guerre en Rdc est artificielle, mais il appartient au congolais de comprendre ce qu' il faut comprendre au lieu de se contenter des farines et biscuits ou encore de l' hypocrisie des ONG.
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