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Lydiah à son ordinateur
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Nairobi, Kenya
Nairobi, Kenya

Lydiah, victime d'un avortement clandestin - 2nde partie

Publié le : 11 décembre 2012 - 6:00am | Par Rédaction Afrique (© photo : Lucy Maroncha)
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Lydiah, jeune étudiante kényane, a avorté car elle ne se sentait pas prête à devenir mère. L’avortement étant soumis à de strictes restrictions au Kenya, elle a dû payer les services d’un infirmier d'une clinique illégale. Voici la seconde partie du témoignage de cette jeune femme, aujourd’hui mariée et heureuse, sur cette opération qui a tourné au cauchemar. Retrouvez la première partie ici.

Par Lucy Maroncha, Nairobi

"A cet instant, la douleur abdominale était insupportable, et je commençais à m'inquiéter", confie Lydiah. Elle ne pouvait plus assister aux cours à cause de l'odeur fétide et de cette effroyable douleur.

Au cours des deux semaines suivantes, le malaise s’intensifia et Lydiah pouvait à peine sortir du lit. Son petit ami avait pratiquement disparu dans la nature. Ne voulant pas impliquer ses parents ni l’université, elle s'est confiée à une conseillère.  "C'est plus grave que je ne le pensais, je ne peux pas y faire face seule", se confia-t-elle, devant le regard effrayé de la conseillère.

Contre son gré, la conseillère alerta les autorités universitaires et Lydiah a été transportée, inconsciente, au Kenyatta National Hospital. Mis au courant, ses parents l’ont fait transférer dans un hôpital privé où ils allaient la confier aux soins d'un médecin privé.

"Mon moi intérieur était vivant et alerte, je pouvais voir et entendre tout ce qui se passait autour de moi", se souvient Lydiah. On m'a ensuite emmenée dans l'un des meilleurs hôpitaux privés au Kenya où j'ai été admise immédiatement. Les médecins ont expliqué que je devais être opérée d'urgence et, parce que j'étais très faible, mes parents ont signé le formulaire de consentement."

Reprise de connaissance
"Quand j'ai repris connaissance après l'opération, j'étais dans l'unité de soins intensifs et ma mère était assise à côté de moi", dit Lydiah. Elle dit que le visage calme de sa mère l'a choquée. Elle se demande pourquoi sa mère ne semblait ni déçue, ni en colère.

Les larmes aux yeux, Lydiah décrit comment sa mère lui a donné du lait au biberon. "C'est à ce moment que j’ai compris la gravité de la situation. J'ai essayé de parler, mais ma mère m'a tapoté le dos et m'a indiqué que je devrais garder silence", dit-elle.

Lydiah a ensuite été transférée dans une salle payante et son médecin était convivial. Il lui a parlé très tranquillement. C'est alors qu'il lui a dit ce que l'opération chirurgicale avait entraîné : "Lorsqu'on vous a amenée chez nous, une partie de votre utérus était déjà en décomposition et nous avons dû l'enlever pour vous sauver la vie."

Pour Lydiah, la nouvelle est tombée comme la foudre. "Tu veux dire que maintenant je n'ai pas d'utérus ?" Elle a pleuré pendant des jours. Les médecins l'ont laissée se reposer.

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Garder le secret
Lydiah est finalement sortie de l'hôpital, mais a décidé de garder le secret pour elle. Ses parents l'ont envoyée dans une autre université, où elle a travaillé dur. Elle n'est jamais entrée en contact avec les jeunes hommes de son âge, et encore moins sortie avec eux.  "Je n'avais aucune raison d'avoir un petit ami", explique t-elle. "Qui aurait voulu d'une femme qui ne peut pas avoir d'enfants ?"

Les quatre années d'université se sont passées tranquillement pour Lydiah, qui a obtenu son diplôme. Les hommes qui la convoitaient trouvaient qu'elle était trop arrogante et ils l'ont même étiquetée de "fille classique". Mais le secret régnait sur sa vie.

Grâce à ses parents, elle a pu trouver un emploi bien rémunéré. Elle a été affectée loin de chez elle, elle comptait se faire de nouveaux amis ignorant son passé.

Après des mois de repli sur soi, Lydiah est devenue active dans une église locale. Elle ne se rendait pas compte que sa présence attirait les hommes dans l'église. Elle n’imaginait pas s'engager dans une relation sérieuse.  

"Le fait de ne pas avoir d'utérus me torturait ! Je me sentais toujours en insécurité et me comportais comme un lapin effrayé !" Aujourd’hui, elle peut en rire, mais elle a subi un traumatisme.  "Perdre ton utérus ce n'est pas comme perdre une dent", dit-elle.

Rencontre sentimentale
Lydiah ressentait le besoin de parler à quelqu'un à qui elle pouvait faire confiance. Elle s’est tournée vers le pasteur, un homme sympathique à ses yeux. Il était veuf. Elle a prié pendant plusieurs semaines, puis a pris rendez-vous pour le rencontrer.

"Il était très gentil avec moi et a réitéré que Dieu avait permis que cela se produise dans un but précis", dit-elle. Une amitié s'est nouée entre eux, qui s’est tout naturellement transformée en relation sentimentale. Le pasteur avait perdu sa femme lors de l'accouchement de leur dernier enfant.

Aujourd'hui, ils sont mariés et forment un couple heureux. Elle est la belle-mère de trois enfants. Cependant, Lydiah ne pourra jamais oublier qu’elle n’aura jamais la chance de mettre un jour au monde ses propres enfants.

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roddy 1 février 2013 - 12:17pm / RD Congoe

Evitons de mettre en dangé nos enfants, la permission de condom est valable, pour les entreprises et autres organisation ONG par exemple, si nous permettont le preservatif à l'école sécondaire, nous créons un dangé grave, aujourd'hui, demain ils peuvent utiliser le préservatif, mais un jour il seront tenté de n'est pas utilisé, au professeur de respecter les enfants, elles sont comme vos propre fille,la question est la suivante, si aujourd'hui de coucher avec sa fille de 15 ans, il va accepter, il est question de morale et de la conscience

Anonymous 13 décembre 2012 - 9:29am / Burundi

Les jeunes filles devraient bien se comporter pour éviter les avortements.Ces derniers causes des blessures durant la vie de celle qui a causée l'avortement. Je conseillerais aux jeunes filles d'éviter les relations sexuelles avant le mariage.

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