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Mugabe condamne la prolongation des sanctions de l'UE et des USA
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Harare, Zimbabwe
Harare, Zimbabwe

L'UE allège certaines de ses sanctions contre Harare

Publié le : 16 février 2011 - 11:16am | Par Mirjam van den Berg (Photo : AFP)
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La prolongation des sanctions de l’UE à l’encontre du Zimbabwe est tout simplement censée restituer les terres agricoles aux Blancs, estime Rugare Gumbo, porte-parole du ZANU-PF, le parti au pouvoir de Robert Mugabe.

Le parti de Robert Mugabe accuse l’opposition d’être en collusion avec l’Occident pour imposer des sanctions contre ses membres, qui ont été prolongées mardi d’une année.

Embargo sur les armes
Les sanctions, imposées en 2004, visent principalement de hauts responsables et comprennent un embargo sur les armes.

"Des progrès significatifs ont été enregistrés pour faire face à la crise économique et améliorer la fourniture de services sociaux de base", s'est réjouie dans un communiqué la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton. "Néanmoins, les évolutions économiques et sociales n'ont pas été accompagnées de progrès équivalents du point de vue politique", a-t-elle poursuivi. estimant que "des réformes supplémentaires restent nécessaires en matière de droits de l'Homme, d'Etat de droit, de démocratie, en vue notamment d'aboutir à la tenue d'"élections crédibles".

35 noms retirés de la liste
Sa déclaration fait par ailleurs état de la préoccupation de l’UE quant au regain de violence politique ces dernières semaines.

Néanmoins, l’UE a décidé de retirer 35 noms de la liste des personnes visées par des gels d'avoirs et des interdictions de visas, mais de prolonger les sanctions d'un an à l'encontre de 163 personnes et 31 sociétés, dont le dirigeant zimbabwéen Robert Mugabe. Ces 163 personnes et 31 sociétés restent soupçonnées d'être liées à des violations des droits de l'Homme et de l'Etat de droit.

Terres agricoles
Mais selon le ZANU-PF, la prolongation de l’embargo vise à forcer la restitution de vastes étendues de terres agricoles confisquées violemment, ces dix dernières années, aux Blancs zimbabwéens.
"Les allégations de violations des droits de l’homme sont tout simplement des questions secondaires, dit le porte-parole du ZANU-PF. Le véritable problème, c’est celui des terres. Nous disons que les terres ne retourneront pas aux Blancs. Un point, c’est tout !"

Promesse non tenue
Rugare Gumbo accuse le MDC de Morgan Tsvangiraï de ne pas avoir tenu sa promesse de rejoindre le camp anti-sanctions, soulignant que cela pourrait nuire aux relations entre les deux partis.

Mais le MDC nie avoir joué un rôle dans la prolongation des sanctions, ajoutant que le Zimbabwe n’a pas fait suffisamment en ce qui concerne les droits de l’homme pour garantir la levée de l’embargo.

"Le Zimbabwe n’a pas fait beaucoup pour assurer le respect des droits de l’homme dans le pays", estime le ministre des Services publics et secrétaire du MDC pour les Affaires étrangères, le professeur Eliphas Mukonoweshuro. "Avant tout, il y a beaucoup que le ZANU-PF en tant que partenaire dans le gouvernement inclusif devrait faire pour corriger la situation."

Affrontements
La semaine dernière, les Etats-Unis ont condamné un récent regain de violence au Zimbabwe et ont attribué au parti du président Robert Mugabe la responsabilité des attaques, qui augmentent la tension à l’approche d’éventuelles élections cette année.

Il y a eu une recrudescence d’affrontements entre le ZANU-PF du président Robert Mugabe et le MDC du Premier ministre Morgan Tsvangirai, qui a fait une dizaine de blessés ces deux dernières semaines.

Des membres du MDC ont averti leur partenaire du gouvernement d’union nationale d’abandonner les projets de son parti d’organiser cette année des élections anticipées, considérant que le scrutin pourrait entraîner un bain de sang.

Coalition forcée
Robert Mugabe, qui va avoir 87 ans ce mois-ci, et Morgan Tsvangirai ont été forcés à conclure une coalition il y a deux ans, à l’issue d’un vote contesté en 2008, qui avait entraîné des violences, un flot de réfugiés en Afrique du Sud et une grave crise économique dans ce pays riche en ressources naturelles. .

Source: Reuters, AFP et Nkosana Dlamini, à Harare
 

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