Environ 30.000 personnes ont fui les combats de ces derniers mois dans l'état soudanais du Kordofan-Sud, a estimé vendredi l'ONU après que des rebelles ont enlevé 29 ouvriers chinois dans cette région.
Des Chinois ont été capturés il y a une semaine lors d'une attaque des rebelles de la branche Nord du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM-N) contre un convoi de l'armée soudanaise dans le nord-est du Kordofan-Sud.
Le 28 janvier, "des organisations humanitaires ont rapporté que les forces du SPLM-N avaient pris le contrôle de dix villages dans la zone d'Abbasiya".
Le Kordofan-Sud, dernier Etat pétrolier du Soudan depuis la sécession du Soudan du Sud, est le théâtre depuis juin 2011 d'affrontements qui auraient fait des centaines de morts entre l'armée soudanaise et les rebelles du SPLM-Nord.
Khartoum, évoquant des raisons de sécurité, refuse de laisser l'ONU et les organisations humanitaires étrangères accéder à ces zones.
Pékin a dépêché une équipe de six membres au Soudan pour participer aux efforts visant à obtenir la libération des captifs, qui travaillaient sur un projet de construction d'une route.
Les combats font rage depuis l'été également au Nil Bleu, un autre Etat situé sur la nouvelle frontière, le pouvoir de Khartoum cherchant à asseoir son autorité alors qu'une partie de la population de ces régions a combattu au côté des Sudistes pendant la guerre civile Nord/Sud (1983-2005).
La Chine est un partenaire économique et politique crucial pour Khartoum, sous le coup de sanctions économiques américaines depuis 1997. Elle est le principal investisseur étranger dans le secteur pétrolier, le plus gros acheteur de brut soudanais et un important fournisseur de matériel militaire.
sourec : AFP














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