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dimanche 26 octobre  
Dans un centre pour jeunes de la rue en Afrique du Sud
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Harare, Zimbabwe
Harare, Zimbabwe

Les jeunes de la rue ont aussi droit à la contraception

Publié le : 31 décembre 2012 - 5:00am | Par Rédaction Afrique (Photo : Grace Flora/Flickr)
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Au Zimbabwe, il est difficile pour les jeunes de la rue d’avoir accès à la contraception. Des organismes tentent de les aider.

Par Moses Chibaya, Harare

Chipo Manenga, 16 ans, ne connait pas le nom de sa contraception. Beaucoup de ses amies sont dans le même cas. Elles savent seulement qu’afin de ne pas tomber enceinte, elles doivent acheter les pilules en plaquettes.

"Je prends la pilule, mais comme je ne suis pas instruite, je ne peux pas lire", dit Chipo. Elle vit dans la rue et doit s’occuper de deux enfants. Son premier, Tapiwa, a deux ans ; Tadiwanashe, le second, a lui un an et un mois. "Je sais que la pilule empêche les grossesses non désirées. Je les achète chez Mbare Msika", ajoute la jeune mère, faisant référence à un marché local.

"Se servir de préservatifs, c’est comme l’avortement"
Selon une étude récente conduite par l’ONG Cesvi à Harare et Chitungwiza, il y aurait environ 705 enfants et adolescents vivant dans la rue. Ceux qui sont sexuellement actifs seraient particulièrement vulnérables.

Winidzai Rwaendipi, qui travaille pour Cesvi, insiste sur le respect des droits des enfants de rue. "S’il veulent pratiquer la planification familiale, alors nous respectons leur choix. Nous fournissons également des préservatifs gratuitement pour eux", explique-t-elle.

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L’utilisation du préservatif est toutefois abandonnée si les relations deviennent stables. Et certaines personnes refusent simplement de l’utiliser. "Se servir de préservatifs, c’est comme l’avortement, affirme Tawanda, un jeune de la rue. C’est comme la masturbation. Ce serait tuer. Dieu ne veut pas des gens qui tuent."

Réintégrer sa famille
Comment faire, dès lors, pour assurer un meilleur futur aux adolescents de rue sexuellement actifs ? Pour Juliet Mukaronda, de SafAIDS, "les droits liés à la reproduction et à la santé sexuelle ont besoin d’être intégrés dans une approche comprenant les autres besoins des enfants de rue qui assurent leur subsistance et leur sécurité." Son organisation, basée à Harare, met en œuvre un programme dans ce but qui durera 3 ans.

Chitiga Mbange, coordinateur pour l’ONG Streets Ahead, décrit comment il pense aider les jeunes de la rue à "trouver le chemin du retour chez eux". Le but est d’arriver à résoudre les problèmes qui ont causé leur départ, pour ensuite les réintégrer dans leurs familles.

Il parle également de la stratégie du ministère de la Santé. Grâce au Centre du conseil national de la famille et à la Clinique pour les jeunes de la rue, "les jeunes garçons et les jeunes filles peuvent maintenant s’informer plus ouvertement et sans peur."

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