Peut-on parler d'un fiasco complet ou alors d'une étape pleine d'espoir en direction d'un nouveau traité sur l'environnement ? Les avis divergent sur la conclusion de la conférence sur le climat dans la ville sud-africaine de Durban. Yvo de Boer est le Néerlandais qui était de 2006 à 2010 le directeur exécutif de la Convention cadre des Nations unies dans le domaine de l'environnement. Lui aussi affirme avoir des sentiments mitigés sur "Durban".
"Je suis très positif quant à un nouveau type de collaboration qui est né à Durban entre l'Europe et un grand nombre de pays en développement. Dans le passé, ce type de négociations étaient généralement une discussion "Nord-Sud" et il y a eu un revirement de ce côté-là.''
C'est ainsi que l'UE, suite à la pression des pays en développement, a accepté que les règles établies pour la diminution des gaz à effet de serre restent celles du protocole de Kyoto. Ce traité, qui est en fait un accord contraignant, aurait dû expirer en 2012 et a été prolongé de trois ans sur ce point. Les autres grands pollueurs (responsables pour 85% des émissions de CO2) prennent jusqu'en 2020 des mesures sur l'environnement uniquement de leur propre chef.
Formulations vagues
Ces pays - pensez aux USA, à la Chine et à l'Inde - ont en outre promis qu'ils seraient d'accord pour négocier un nouveau traité sur l'environnement comme successeur de "Kyoto". Mais les résultats sur ce point sont qualifiés par De Boer d'un peu "vagues".
"On parle du développement d'un protocole, ou d'un autre instrument juridique, ou d'un autre résultat ayant une portée juridique - donc c'est une formulation un peu vague".
En outre, les maigres résultats de "Durban" ne signifient pas que la pollution va augmenter brusquement. Les accords de Kyoto continuent d'être en vigueur et de plus en plus de pays en développement font de sérieux efforts, selon De Boer, pour réduire l'émission de leurs gaz à effet de serre :
Fonds vert coûteux
Un autre résultat concret de la conférence climatique nommé par Yvo de Boer concerne le lancement d'un "Fonds climatique vert" pour les pays pauvres.
Dans le fonds climatique actuel, il est écrit qu'il faudra trouver à partir de 2020 la somme annuelle de 74 milliards d'euros pour soutenir les pays pauvres dans la construction d'une économie durable. Avec la crise financière et économique actuelle en toile de fond, cela semble être un montant exorbitant et impossible à atteindre. Mais Yvo de Boer espère que, d'ici là, la crise sera "loin derrière nous". Un certain nombre de pays européens ont déjà versé de l'argent dans ce fonds, selon De Boer. Il pense que le problème le plus important est formé pas les Etats-Unis, où le thème "climat" est entièrement "diabolisé".
A suivre : dans un an le prochain sommet climatique aura lieu à Qatar.















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