Bahar Idriss Abou Garda, un chef rebelle du Darfour, ne sera pas jugé pour l'attaque contre des soldats de l'Union africaine qui avait fait 12 morts en 2007, faute de preuves suffisantes, a ordonné lundi la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye.
Le bureau du procureur de la CPI a annoncé qu'il allait interjeter appel de la décision.
Bahar Idriss Abou Garda, 47 ans, qui est à la tête du Front uni de la résistance (URF), était soupçonné de crimes de guerre pour avoir dirigé, selon l'accusation, une attaque dans laquelle 12 soldats africains membres des forces de maintien de la paix de l'Union africaine (UA) avaient été tués à Haskanita, dans le nord du Darfour, le 29 septembre 2007.
Le chef rebelle était le premier suspect à s'être présenté volontairement devant la CPI.
Il avait nié toute responsabilité dans l'attaque au cours d'audiences destinées à examiner la solidité des accusations portées contre lui, du 19 au 29 octobre 2009 à La Haye.
Le 20 novembre 2008, le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, avait demandé à la Cour d'émettre des mandats d'arrêt à l'encontre de trois chefs rebelles du Darfour, dont M. Abou Garda, pour leur rôle dans cette attaque, ou des citations à comparaître s'ils acceptaient de se rendre volontairement devant la Cour.
Source : AFP










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