Le président malien par intérim Dioncounda Traoré est rentré vendredi à Bamako après deux mois de convalescence à Paris, pour se remettre de violents coups portés par des manifestants opposés à son maintien au pouvoir, le 21 mai dernier au palais présidentiel.
"Je pardonne à mes agresseurs", a déclaré M. Traoré à l'aéroport de Bamako où il est arrivé en fin d'après-midi. "Le peuple malien qui traverse une période très difficile a soif d'unité, je m'y emploiera", a-t-il ajouté en précisant qu'il s'adresserait à la nation dimanche. Commentant son état de santé, il a affirmé qu'il "s'améliore tous les jours". "Comme vous le constatez, je me porte très bien".
M. Traoré, 70 ans, a été accueilli par le Premier ministre de transition Cheick Modibo Diarra. Le capitaine Amadou Haya Sanogo, auteur d'un coup d'Etat le 22 mars contre l'ex-président Amadou Toumani Touré (ATT), était également présent dans le salon d'honneur de l'aéroport où un impressionant dispositif de sécurité avait été déployé. La première des tâches de Dioncounda Traoré va être de travailler à la formation d'un gouvernement d'union nationale exigée d'ici mardi 31 par les voisins ouest-africains du Mali, sous peine de sanctions économiques et politiques.
S'il "estime qu'il a besoin de temps" supplémentaire, "il peut saisir ses pairs chefs d'Etat" de la région, a toutefois affirmé vendredi le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Djibrill Bassolé, à l'issue d'un entretien avec son homologue français Laurent Fabius à Ouagadougou. Un tel gouvernement doit avoir la légitimité suffisante pour pouvoir lancer, avec le soutien de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), une contre-offensive dans le nord du pays totalement occupé depuis quatre mois par les islamistes liés à Al-Qaïda au maghreb islamique (Aqmi).
Source : AFP













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