Les grandes compagnies minières établies au Mali continuent leurs activités comme si de rien n’était.
Par notre partenaire, Ouestaf.com, publié le 21 janvier 2013
"Nous suivons régulièrement la situation, quoique nos installations soient plutôt éloignées des zones de conflits", a déclaré à Ouestafnews, Chris Nthite, chargé des relations publiques à Anglogold. Les principales zones d’exploitation aurifère se trouvent en effet dans la partie occidentale du pays, comme lesmines de Morila, Yétéla ou Sadiola. Cette partie du pays reste éloignée du septentrion malien et donc de la zone où se déroulent les combats qui ont éclaté depuis le lancement de l’invasion.
70 % de ses recettes d’exportation
Il a été décidé "la limitation des voyages routiers, l’augmentation du nombre de gendarmes autour des mines et des zones résidentielles autour et un briefing régulier est fait aux employés concernant la situation", explique Chris Nthite.
L’économie malienne repose en grande partie sur l’or qui lui rapporte 70 % de ses recettes d’exportation.
Randgold Ressources, autre société également présente dans le secteur de l’or au Mali, fait également état de la poursuite "normale" de ses activités dans le pays. La société n’envisage pas un quelconque arrêt bien qu’un plan d’urgence ait été mis en place pour la "protection du personnel", selon des informations obtenues sur le site internet de cette entreprise, très présente en Afrique de l’ouest. "Les opérations de Randgold sont dans les zones sécurisées à quelques 700 kilomètres de distance des zones de conflit et n'ont pas été affectées", selon la même source.
Interrogé par Ouestafnews, Mark Bristow, PDG de Randgold Resources a confirmé que "les mines de Morila et de Loulo-Gounkoto (Ouest) fonctionnent normalement", en raison de l’éloignement de la zone des combats évoqué plus haut, mais aussi grâce à "une bonne collaboration avec les autorités maliennes, et à tous les niveaux."
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