Qui est Estelle Akofio-Sowah ?
"J’avais déjà travaillé avec Google avant de les rejoindre. Ils allaient venir au Ghana et voulaient rencontrer des gens. Je leur ai organisé un grand nombre de rencontres. Un soir, alors que nous dînions, quelqu’un m’a dit : Je crois que vous êtes la personne qu’il nous faut. Ma mission personnelle est de développer l’Afrique. La mission de Google est d’introduire l’écosystème Internet en Afrique. Donc on est beaucoup en ligne."
"Toute personne qui est de nos jours un Googler vous dira qu’il faut beaucoup de temps pour entrer à Google. Mais ça vaut la peine : les plus de 20.000 employés de Google à travers le monde sont bien intégrées et ont le même objectif. On a l’impression de travailler pour une petite compagnie."
1. Quel est le secret de votre succès ?
Etre une femme ! Et également mon engagement pour le Ghana. Je travaille beaucoup, je suis ouverte et j’aime aller vers les gens. J’ai un regard positif sur la vie.
2. Vous venez d'être élue à la présidence de votre pays. Quelle est votre priorité ?
Les gens de mon pays seraient ma priorité. Je serais probablement cette femme politique du coin de la rue. Comment s’impliquer ? comment connaître les besoins des gens afin de pouvoir y répondre ? Je m’appliquerais à former une bonne équipe pour dirger le pays. Personne ne peut tout faire, il faut une équipe pour réussir.
3. Qu’est-ce qui vous fait le plus sourire, à propos de l’Afrique ?
Le Ghana !! Le soleil, les gens…. C’est ce que j’ai dans mon cœur et c’est ce que je vis et respire. Je me réveille tous les matins et le Ghana me motive. C’est un pays qui a tant de ressources.
4. Qu’est-ce qui vous a décidée à faire ce que vous faites ?
Ça s’est fait sans planification. Vous rencontrez des gens, vous leur faites bonne impression et quand ils cherchent la personne idéale c’est vous. Ça m’est arrivé dans mon travail précédent (BusyInternet – ndlr) et ça se produit à nouveau avec Google. Ce sont des effets en chaînes : quand vous faites une impression positive, vous en recueillez les effets.
5. Etant vous-même une icône, quelle est votre icône à vous ?
Mes parents. Ce sont eux qui me guident dans la vie et je les remercie pour tout ce que j’ai été capable de réaliser. Dans ma jeunesse, j’aimais Kwame Nkruma, le président qui a amené le Ghana à l’indépendance. Et j’adore Bob Marley, et plus particulièrement les paroles de ses chansons. Si vous vous sentez triste, elles vous remontent le moral et vous êtes prêt à affronter la journée.
6. Quel est votre bien personnel le plus précieux ?
Mes enfants. C’est un bien. C'est moi qui les ai faits. Ça m’a pris neuf mois. Je n’ai jamais mis autant de temps de ma vie à faire quelque chose, même pas pour obtenir mon travail à Google. Ils sont la chose la plus précieuse de ma vie. Par ailleurs, je dirais : mon auto. C’est ma liberté. Je conduis une Toyota Corolla, automatique. J’appelle ça une auto tamponneuse, elle sait toute seule où aller et m’y conduit en toute sécurité.
7. A propos des Pays-Bas, quel est le plus grand cliché qui vous vient à l’esprit ?
Les vélos. C’est la première chose qui me vient à l’esprit. Même si je dois dire que certains de vos vélos sont un peu démodés. J’arrive à peine à croire qu’ils servent encore. Un chauffeur de taxi m’a dit l’autre jour que la partie la plus chère d’un vélo est habituellement l’antivol. Pour empêcher qu’il ne soit volé.
8. Votre association aux Pays-Bas ?
Mon grand-père est en fait le premier Ghanéen à avoir obtenu l’autorisation légale de distiller de l’alcool. C’était autrefois illégal de faire de l’alcool au Ghana. Il fallait le faire sous les arbres, à l’abri des regards. Mon grand-père était impliqué dans cette activité, mais il a réussi à convaincre le gouvernement de changer son approche. Le gouvernement ghanéen a donc envoyé mon père aux Pays-Bas pour apprendre à mettre sur pied une véritable distillerie. Il a été formé par Bols et s’est associé à eux pour créer plus tard Bols Gin au Ghana.















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