Les tribunaux populaires du Rwanda, les Gacaca, dont la fermeture était prévue en juin 2009, terminent leurs travaux jusqu’à la fin de cette année.
Les tribunaux populaires ont été érigés en 2001 à des fins de vérité, de justice et de réconciliation après le génocide de 1994 au Rwanda.
Le système vieilli avait été réorganisé afin de trouver une solution aux prisons surpeuplées qui abritaient les 120.000 suspects des génocides. Depuis 2005, plus de 12.000 jurys communautaires ont dû traiter environ un million de dossiers et assurer plus de 70.000 condamnations. Environ 3.000 cas n’ont pas été traités complètement et leurs dossiers seront envoyés aux tribunaux nationaux du pays.
Confrontation
Le secrétaire de direction des tribunaux Gacaca, Domitilla Mukantaganzwa, affirme que ces tribunaux ont été un succès. "Les Gacaca jouent un très grand rôle dans la promotion du processus de réconciliation au Rwanda car il a amené ceux qui ont tué à être confrontés aux survivants et, à travers ces procès, les auteurs du génocide ont pu avoir l’occasion de demander pardon aux survivants."
Mais tout le monde n’était pas bienvenu dans ces tribunaux populaires. Amnesty International assure que les procès étaient compromis car les accusés n’avaient pas le droit de voir leurs dossiers ou d’être représentés légalement.
Amnesty a également fait état des menaces dont faisaient souvent l’objet les juges et les témoins, parfois conduisant au meurtre.
Alternative
Richard Goldstone était le premier Procureur en chef du Tribunal pénal international pour le Rwanda.
Il est d’accord pour dire que "les Gacaca ne sont pas un système équitable selon les standards internationaux", mais il affirme que dans le cas du génocide du Rwanda – où il y avait autant d’auteurs que de victimes – les Gacaca ont servi une bonne cause. "J’attends maintenant de savoir quelle serait l’alternative possible que pourrait utiliser le gouvernement rwandais pour faire sortir des dizaines de milliers de suspects de prison."
















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