Les économies africaines sont parmi celles qui possèdent les taux de croissance les plus élevés. Mais cette croissance ne se traduit pas en un meilleur niveau de vie pour les populations africaines, selon des délégués du Forum économique mondial sur l’Afrique, qui se déroulait à Cape Town en Afrique du Sud du 4 au 6 mai.
Plusieurs pays africains ont des taux de croissance très élevés, mais ils ne réussissent pas à pourvoir aux besoins des pauvres en services de base, comme le logement, l’eau potable et les soins de santé, selon Graca Machel, femme du héro anti-apartheid Nelson Mandela. "Les taux de croissance sont impressionnants, mais les indicateurs sociaux sont parmi les plus bas. Donc la croissance en elle-même n’est pas la solution".
L’intérêt des investisseurs pour l’Afrique augmente et sept pays africains seront parmi les économies avec les plus haut taux de croissance. Le Fond Monétaire International prévoit une croissance de 5,5 pour cent cette année en Afrique sub-saharienne. Mais la croissance cache d’importantes disparités sur le continent.
Le premier ministre du Zimbabwe Morgan Tsvangirai, dont le pays s’efforce de se libérer d’une crise économique, a annoncé lors du Forum que le défi était d’améliorer les conditions de vie et le potentiel économique. "Si plus de gens ont faim, alors plus de gens sont pauvres, il n’y a pas d’amélioration des conditions de vie et nous ne pouvons pas construire un système démocratique."
L’ancien secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, réaffirme l’importance d’une bonne gouvernance : "La responsabilité primaire est entre nos mains, nous leaders africains, pour que les richesses du continent soient utilisées au bénéfices des populations".
Source : AFP














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