L’ obésité constitue un problème supplémentaire en cas de contamination par le virus de la grippe. Pourtant, le surpoids n’est pas considéré comme un facteur de risque, affirme le Centre américain pour le contrôle de la maladie et pour la prévention (CDC) dans un entretien avec Radio Nederland.
Le CDC, organisme comparable avec l’Institut national de la Santé et de l’Environnement français et le RIVM néerlandais, basé à Atlanta, pense que les personnes obèses ont plus de risques de mourir des suites de la grippe. Les chiffres officiels en témoignent : 46% des décès dus à la grippe concernent des personnes obèses.
Les Etats-Unis sont sérieusement touchés par la grippe A. Au total, 590 personnes en sont déjà mortes.
Facteurs de risque
Cependant, le CDC est prudent avant de tirer des conclusions.
"Il y a un lien entre le surpoids et la mortalité, mais nous ne pouvons pas affirmer à 100% que l’obésité est un facteur de risque en tant que tel ". dit l’épidémiologiste dr. Felipe Lobelo du CDC. "Les grosses personnes doivent être particulièrement prudentes, mais les données ne sont pas suffisamment fortes. "
Les 2/3 des patients obèses des Etats Unis souffrent d’affections chroniques comme l’asthme, les problèmes cardiaques et le diabète de type 2. Ils font donc automatiquement partie des patients à risque et reçoivent une vaccination. Des études américaines récentes montrent que ce sont les obèses en bonne santé qui courent le risque de souffrir de complications. On ne sait pas très bien pourquoi.
Les Etats Unis ont noté une augmentation claire du nombre de cas de grippe qui est inhabituelle pour cette période de l’année. Onze villes ont annoncé une large propagation du virus. 4% des consultations médicales ont pour motif la grippe, alors qu’en principe elles ne sont que de 0,5% en cette saison.
Officiellement, la saison de la grippe débute le 4 octobre seulement aux Etats Unis..
Virus agressif
Le virus peut être dangereux chez certains patients. Mais selon le docteur Lobelo, cela reste très rare.
"Le virus se montre très agressif dans 0,05% des cas. Il va se loger dans les poumons où il peut provoquer de grands dégâts pour le système respiratoire, comme par exemple une pneumonie. "
Lobelo insiste sur le fait que dans la majorité des cas, c’est-à-dire 99,5% des cas, les symptômes sont modérés et ne sont pas très différents d’une grippe saisonnière normale.
Le service de contrôle sanitaire américain FDA a autorisé 4 vaccins contre le virus H1N1, et un cinquième est en cours d’accréditation. Il n’y a pas d’effets secondaires particuliers constatés. Une enquête clinique a démontré, selon le CDC et la FDA, qu’une vaccination apportait suffisamment de protection.
Les Américains faisant partie des groupes de risque reçoivent leur vaccin antigrippal saisonnier le même jour que le vaccin contre le virus H1N1.















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