Des islamistes présumés ont jeté des explosifs et ouvert le feu mercredi sur des soldats, provoquant une fusillade à Kano, la grande métropole du nord du Nigeria secouée en janvier par des attaques meurtrières, ont indiqué une source militaire et un témoin.
Iweha Ikedichi, le porte-parole de l'armée dans l'Etat de Kano, dont la ville éponyme est la capitale, a confirmé l'arrestation de "quatre membres présumés de Boko Haram", dans le quartier Tinshama mais s'est refusé à fournir plus de précisions. L'agence nationale de secours, Nema, a indiqué qu'il n'y avait pas de mort.
Explosifs
Kano, qui se remet encore d'une série d'attaques revendiquées par Boko Haram ayant fait au moins 185 morts le 20 janvier, s'est réveillée mercredi au son d'explosions et de tirs.
Selon un témoin, des hommes armés sont arrivés en voiture et ont ouvert le feu sur des soldats au point de contrôle. Toujours selon cette personne, les assaillants ont lancé des explosifs contre les soldats qui ont réussi à les faire "battre en retraite". Des soldats ont ensuite circulé dans le quartier, tirant en l'air, et ont arrêté les quatre suspects.
La série d'attaques le 20 janvier est jusqu'à présent l'assaut le plus meurtrier qu'a revendiqué Boko Haram. Le groupe s'en prend souvent à l'armée et à la police mais a aussi attaqué des églises ou encore le bâtiment des Nations unies.
Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique avec 160 millions d'habitants également répartis entre musulmans, majoritaires dans le nord et chrétiens, plus nombreux dans le sud, est la première puissance pétrolière du continent.
source : AFP














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