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mercredi 19 juin  
La région du Darfour
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Darfour, Soudan
Darfour, Soudan

Empreinte de la CPI dans l'histoire ?

Publié le : 10 mars 2011 - 11:57am | Par Geraldine Coughlan (Photo : ANP )
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La décision prise par la Cour pénale internationale (CPI) de renvoyer en jugement deux chefs rebelles du Darfour pour les meurtres en 2007 de 12 soldats de la Mission de l’Union africaine aiderait à restaurer au Soudan une image plus positive de la Cour. Il s’agit du premier jugement rendu par la CPI concernant les crimes commis dans la région du Darfour. Abdallah Banda et Saleh Jerbo ont comparu volontairement devant la CPI en juin dernier. Ils ne sont soumis à aucune détention préventive et ont appelé d’autres suspects de crimes de guerre à se rendre à la justice.

Il y a deux ans auparavant, le Groupe International de Défense du Soudan (SIDG) – une organisation non-gouvernementale constituée de citoyens soudanais, inquiets de l’effet négatif qu’auraient les mandats d'arrêt lancés par la CPI sur le processus de paix au Soudan - a appelé dans une pétition la CPI à ne pas en émettre d’autres à l’encontre des chefs rebelles. Selon le SIDG, la situation change certes ; mais une image négative de la CPI demeure encore parmi les populations du Soudan.

Le secrétaire général du SIDG, Mohammed Alansari, a déclaré que le renvoi du cas du Darfour à la CPI par le Conseil de sécurité des Nations unies en 2005 et les enquêtes du procureur qui ont suivi semblaient "contraires aux habitudes africaines". Aujourd’hui, des personnes s’interrogent davantage au sujet de la CPI et la plupart commencent à comprendre qu'elle "n'est pas une mauvaise chose", a-t-il ajouté. Le SIDG mène des enquêtes: conseille des responsables, collecte des témoignages faits par des victimes et des rebelles et remet ces informations à la CPI.

La CPI est la première cour permanente internationale à prévoir une représentation légale pour les victimes durant les procès. Cependant, Alansari déclare que le SIDG a de nombreuses difficultés à surmonter, notamment le manque de ressources et de financement pour se rendre dans des zones éloignées en vue de s'entretenir avec les victimes, en particulier au Sud-Soudan ; une situation qu'il décrit comme "très difficile". Par ailleurs, de nombreuses victimes, dit-il, estiment avoir été délaissées par les Nations unies et les Etats-Unis et font appel aux ONG afin d’assurer leur sécurité.

En outre, Alansari ajoute que le SIDG a mené plus de 800 enquêtes au cours des 3 dernières années et qu’il a contribué à la mise sur pied de commissions de médiation aux résultats satisfaisants. La mission du SIDG consiste en des entretiens avec le plus grand nombre de victimes possible - ce qui, selon lui, permettrait à la communauté internationale d’avoir une idée réelle de la perception populaire du rôle de la CPI au Soudan. Par conséquent, le procès de Banda et de Jerbo devrait ouvrir une nouvelle page pour le pays, en renvoyant une bonne image de la CPI. Cette dernière gagnerait alors en importance si de nouvelles accusations étaient lancées à l’avenir.

Lors de leur comparution devant la CPI, l’an dernier, Banda et Jerbo se sont présentés comme révolutionnaires, déclarant qu’ils seront innocentés. Ils rejettent les accusations d’atteinte à la vie et de pillage, mais aussi d’avoir dirigé intentionnellement des attaques contre le personnel du maintien de la paix.

La date du procès de Banda et Jerbo doit encore être fixée. Trois autres suspects sont recherchés pour des crimes de guerre perpétrés au Darfour : le ministre du gouvernement soudanais Ahmad Harun, le leader de la milice Janjaweed Ali Kushayb, et le président Omar el-Bechir. Ceux-ci sont accusés de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre au Darfour par le procureur.

Les Nations unies rapportent au moins 300.000 personnes tuées au Darfour et 1,8 million de déplacés depuis le premier soulèvement en 2003 des rebelles non-arabes contre le régime de Khartoum dominé par des Arabes.
 

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Kambale jean claude 8 juin 2013 - 12:25am / Rdc

Merci pour captire les precime asance

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