Ces chiffres de l’Association pour la promotion des droits de l’homme et des personnes détenues (Aprodh) sont en hausse par rapport à l’année 2011, où la même organisation avait enregistré 453 cas de morts.
Par Rénovat Ndabashinze pour notre partenaire IWACU, publié le 7 janvier 2013
"Les gens sont tués sur accusation de sorcellerie, sur fond de conflits fonciers, les autres au cours des vols, tandis qu’il y ceux qui meurent parce qu’ils font partie des ’bandits armés’, pour des mobiles politiques ou simplement inconnus", indique Pierre Claver Mbonimpa, président de l’Aprodh.
La hausse des chiffres de 2012 par rapport à ceux de 2011 s’expliquent par "l’impunité et l’ingérence de l’exécutif dans le travail des magistrats", car "la plupart des auteurs de ces assassinats ne sont pas punis. Certains même bénéficient d’une protection quand il s’agit d’assassinats avec des mobiles politiques."
Au niveau des exécutions extrajudiciaires, Pierre Claver Mbonimpa souligne qu’il y a eu une avancée positive : 12 cas en 2012 contre 78 en 2011, selon l’Aprodh. Le dernier cas en date est l’exemple de Dieudonné Nzambimana, un employé de la SRD-Imbo, qui a échappé de justesse à la mort à Rukoko dans la nuit du 30 décembre 2012.



















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