Installés au Burkina Faso depuis 1994, à la suite de la rébellion armée dans le nord du Mali, de nombreux Touareg et leurs enfants sont confrontés aux mêmes difficultés que dans le passé : lutter pour survivre. Et pour cela, les enfants aident leurs parents à mendier. Pendant des heures, sans repos, les petits mendiants arpentent les rues d’Ouagadougou. Les boîtes accrochées en bandoulière, leur mission, ramener un peu d’argent pour les parents. Des étudiants essaient d’apporter leur soutien aux enfants afin qu’ils retrouvent le chemin de l’école
Yaya Boudani, Ouagadougou
Nourriture et vêtements pour rester en classe
La majorité de ces enfants mendiants sont d’anciens élèves. Ils ont fui la guerre dans leur pays. Au Burkina, ils n’ont pas pu s’intégrer. Un groupe d’étudiants, regroupés au sein de l’Association nationale pour l’aide et la protection de l’enfance, tente de les retirer de la rue. L’appui se résume d’abord à leur scolarisation, selon Mamadou Touré, un membre de l’ANAPE.
Pour éviter que ces anciens mendiants abandonnent les salles de classe, l’association leur distribue aussi bien des vêtements que des vivres. Ce qui n’est pas négligeable, dans un contexte de pauvreté. Selon Abdoul Karim Traoré, le président de cette association d’étudiants, "au début de chaque année scolaire, nous leur donnons des vêtements. Et tous les mois nous leur offrons des vivres avec le soutien de nos partenaires."
Argent contre école
Avec la mendicité, les enfants constituaient une source de revenue pour les parents. Certains parents hésitent à laisser leurs enfants reprendre le chemin de l’école. Comme c’est le cas de Hama Dicko.
"Vu son âge, nous avons décidé de le placer dans un internat. Nous en avons parlé à son père qui était d’accord, mais à la dernière minute il s’est désisté. Il nous a dit que parmi ses fils Hama est le plus chanceux. Quand il sort, c’est lui qui rapporte le plus d’argent", raconte le président de l’ANAPE.
Il a fallu l’intervention de Thierry Agagliate, le délégué de la fondation Terre des hommes au Burkina Faso. Cette fondation a proposé d’aider le père de Hama à mener une activité génératrice de revenus en l’absence de son fils.
"La situation était bloquée sur des questions de pures formes. Et le respect des formes est très important dans les négociations avec la communauté touareg. J’ai accepté de remettre une partie de l’investissement avant même que l’enfant ne soit scolarisé. Nous avons discuté en présence du chef de la communauté. Plus personne ne peut se dédire. Ils ont un sens de l’honneur très fort. On respecte les engagements. J’ai fait un geste de bonne volonté pour ne pas qu’il perde la face. Maintenant, il va scolariser l’enfant et l’association versera le complément."
Cette année 25.000 enfants réfugiés maliens sont menacés de se retrouver dans la rue.
Un chiffre qui n’inquiète pas seulement les bénévoles de l’ANAPE. Sur une échelle plus grande, l’UNICEF promet que des efforts seront faits pour offrir à ces enfants une éducation adéquate.

















Bonjour,
Je viens de revoir le reportage sur la fondation ANAPE. Je suis profondément touche par la dévotion que ces hommes mettent a la disposition de ces enfants. J'aimerais être en contact avec l'un des dirigeants afin de discuter sur une éventuelle aide que je pourrais leurs apporter au travers de mon travail.!
SVP , contacter moi . Merci . Philippe :-)
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