Selon plusieurs sources l'annonçant sur Facebook, le journaliste et militant Dawit Isaak serait mort pendant sa détention en Erythrée. Isaak, un Erythréen naturalisé Suédois, serait décédé en octobre dernier. Le ministère suédois des Affaires étrangères affirme n'avoir aucune indication confirmant les rumeurs.
A Stockholm, aucune nouvelle annonçant la mort d'Isaak n'a été diffusée. "Nous travaillons sans cesse sur cette affaire et recevons de temps en temps une nouvelle concernant sa situation. Les dernières nouvelles datent d'il y a un mois. Aussi longtemps que nous ne recevons pas de confirmation de son décès, nous continuons de travailler sur ce dossier."
Honoré
Mais les organisations qui se sont réunies cette semaine à l'occasion de la "Journée de l'écrivain prisonnier", une initiative de l'organisation internationale d'écrivains PEN club international, sont plus sombres sur le destin d'Isaak. Dans une lettre adressée au gouvernement d'Erythrée, elles font un appel urgent pour obtenir la lumière sur le sort actuel du journaliste.
Dawit Isaak a reçu cette semaine le Prix du stylo d'or de la Paix, une distinction décernée par l'Association mondiale des journaux et des nouvelles publications (WAN-IFRA). Isaak a été reconnu pour son combat pour la liberté de la presse, les réformes démocratiques et la liberté citoyenne. C'est son frère Esaias qui a reçu le prix en son nom. Dans un discours émouvant, Esaias a avoué trouver la tâche difficile de parler de quelqu'un qu'il n'avait pas vu depuis des années.
Silence
Dawit Isaak a été fait prisonnier en 2001 par les autorités érythréennes après avoir placé dans son journal "Setit" une lettre ouverte appelant à plus de réformes démocratiques dans le pays.
Depuis lors, on a eu peu de nouvelles. Un diplomate suédois a pu entrevoir Dawit derrière les barreaux en 2001. Lors de sa courte libération en 2005, Dawit avait parlé au téléphone avec sa famille de son retour en Suède. Mais il avait été rapidement repris.
Pas de changement
Ensuite, le silence régna autour de l'affaire Isaak. En 2008, il a été transféré dans une prison de haute sécurité et a été hospitalisé dans un hôpital militaire en 2009. Il n'a jamais comparu devant un tribunal, aucune plainte officielle n'a été formulée contre lui et sa famille n'a aucun droit de visite.
Isaias Afewerki, le président érythréen, a fait clairement savoir lors d'une visite en Ouganda que, en ce qui le concerne, la situation de Dawit n'allait pas changer. "Nous ne ferons aucun procès et il ne sera pas libéré. Nous savons ce que nous devons faire avec lui."

















Placez votre commentaire