Des centaines de Maliens ont dressé des barricades et brûlé des pneus jeudi dans Bamako afin de protester à la fois contre la rébellion sévissant dans le nord du pays et contre la gestion de la crise par le gouvernement.
Ces manifestations ont été déclenchées par des rumeurs selon lesquelles l'armée commencerait à être à court de munitions et que plusieurs dizaines de militaires auraient été exécutés dans le cadre de l'offensive déclenchée mi-janvier par les rebelles touaregs dans le nord du Mali.
Le président Amadou Toumani Touré est publiquement intervenu mercredi soir pour la première fois depuis le début de l'offensive rebelle. Il a assuré qu'il ne céderait pas aux revendications séparatistes des rebelles.
Meurtriers
Les affrontements les plus meurtriers semblent avoir eu lieu à Aguelhoc, où, selon des responsables militaires maliens s'exprimant sous le sceau de l'anonymat, des dizaines de soldats ont péri, dont beaucoup ont été exécutés.
Le gouvernement de Bamako accuse les rebelles touaregs d'atrocités et de collusion avec Al Qaïda mais il se refuse à avancer le moindre bilan.
Le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) dément vigoureusement tout lien avec le réseau islamiste international et accuse le gouvernement de chercher à répandre de la propagande.
Source : Reuters














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