Les Néerlandais devraient plus souvent faire savoir par écrit leur volonté concernant l’euthanasie. C’est ce qu’estime l’Association néerlandaise pour la mort volontaire (NVVE), qui lance ce mercredi une campagne nationale pour attirer l’attention sur ce qu’elle appelle la déclaration de volonté.
Ainsi a-t-elle décidé de diffuser par le biais de stations de radio locales des spots publicitaires dans lesquels des personnes de différents âges racontent pourquoi elles ont signé une déclaration de volonté.
"Pour moi, ce n’est plus nécessaire. Je n’ai vraiment plus envie de suivre un traitement. Avec une déclaration de volonté de la NVVE, les médecins et vos proches parents savent ce que vous voulez. Parce qu’il est tout à fait normal de mourir dans la dignité. Consultez nvve.nl"
Demande formelle
Aux Pays-Bas, l’euthanasie a été légalisée sous certaines conditions en 2002. Elle ne peut être pratiquée que sur la demande formelle du malade. Actuellement, 5% des Néerlandais ont signé une déclaration de volonté, dans laquelle ils mentionnent dans quelles circonstances ils souhaitent être euthanasiés.
Selon madame Walburg de Jong de la NVVE, un pourcentage bien plus élevé de Néerlandais seraient prêts à signer une déclaration de volonté, mais dans la pratique ils ne le font pas :
"En général, ils veulent encore réfléchir, ils remettent leur décision à plus tard, ils se trouvent encore trop jeunes ou ils disent qu’ils ne sont pas malades. Mais il est justement important de noter ce qu’on souhaiterait à la fin de sa vie quand on est encore en état de bien y réfléchir. De plus, les gens peuvent encore discuter avec leurs proches et leurs médecins de ce qu’ils souhaitent ; ils auront ainsi moins de problèmes le jour où ils ne pourront plus s’exprimer et que leurs familles et leurs médecins se demanderont ce qu’ils auraient voulu."
Trois sortes
Il existe aux Pays-Bas trois sortes de déclaration de volonté. La première, une demande d’euthanasie, permet d’indiquer avec précision dans quelles circonstances une personne souhaite que le médecin pratique sur elle l’euthanasie. Il s’agit donc d’un souhait. La deuxième, une interdiction de traitement, est un document valide dans lequel une personne peut indiquer la durée du traitement qu’elle souhaite suivre, par exemple en cas de coma. Enfin, avec un mandat, une personne peut désigner l’un de ses proches, qui – avec un médecin – peut décider du traitement à suivre quand la personne en question n’est plus capable de prendre elle-même de décision.
Certes, une personne peut également indiquer dans une déclaration de volonté dans quel cas elle ne souhaite absolument pas être euthanasiée mais être maintenue en vie jusqu’au dernier moment.
La campagne visant à attirer l’attention sur les déclarations de volonté n’est pas censée être, selon madame Walburg de Jong, un signal à l’adresse de la classe politique. Des pourparlers devant mener à la formation d’une nouvelle coalition gouvernementale sont actuellement en cours aux Pays-Bas et il n’est pas encore très clair quel sera le point de vue de cette coalition en matière de législation sur l’euthanasie. Madame Walburg de Jong, de la NVVE :
''Une campagne de ce genre se prépare longtemps à l’avance et nous ne savions pas à l’époque comment se présenterait aujourd’hui le paysage politique. Mais il est bon, évidemment, que les hommes politiques sachent qu’ils peuvent si besoin prendre des dispositions.''

















aimerais avoir des informations au sujet de la marche a suivre afin de pouvoir choisir en toute conscience sa propre mort en douceur
merci de bien vouloir me repondre
dl
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