Une expérience insolite sera faite à partir du mois de février à l’hôpital Albert Schweitzer dans la ville néerlandaise de Dordrecht : les patients qui ne veulent pas se faire réanimer en cas de complication pourront porter un bracelet rouge.
"Les souhaits du patients sont normalement notés dans son dossier médical, sauf lorsque quelque chose a été oublié. Et si le dossier n’est pas dans la salle lorsque le patient doit être réanimé, nous sommes dans une situation d’urgence, il est impossible de savoir ses préférences. Parfois nous prenons des décisions que nous regrettons après coup, pour le patient, mais également pour les membres de sa famille", explique le spécialiste Valentijn Drexhage.
Peu réjouissante
Les patients ont des raisons diverses de choisir de ne pas être réanimés. Les personnes âgées n’ont parfois plus envie de continuer à vivre et ont peur des risques liés à la réanimation. Un porte-parole de l’hôpital insiste sur l’importance de l’impact de la réanimation sur le patient et ses proches : "la majorité des patients ont des séquelles de la réanimation."
L’une des patientes du service d’oncologie de l’hôpital Albert Schweitzer est favorable à cette expérience. Elle est opposée à la réanimation pour des raisons religieuses. L’avantage des bracelets et que les médecins voient immédiatement ce qu’ils doivent faire : "Souvent, la situation est difficile au moment où quelque chose survient et quand ils doivent décider de réanimer ou non. La vie après la réanimation est peu réjouissante."
Sécurité
Les patients ne sont pas toujours reconnus au moment critique et s’il existe le moindre doute pour les médecins, ceux-ci, logiquement, jouent la sécurité et optent pour la réanimation. On demande normalement aux patients s’ils n’ont aucune objection à être réanimés. Derxhage : "Parfois le problème se posait avec les patients qui viennent en consultation externe et sont passés dans plusieurs départements, mais nous avons maintenant des secrétariats départementaux qui vont garder un œil plus proche sur le futur."
L’expérience va se prolonger jusqu’à mi-mai, avant d’être ou non renouvelée. Un porte-parole de l’hôpital de Dordrecht y est favorable : "Nous avions peur de rencontrer trop d’opposition à ce système, mais il n’en est rien."













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