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mercredi 20 août  
Une famille au Tchad montre fièrement son nouveau-né ! Photo: Mirjam de Bruijn
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Amsterdam, Pays-Bas
Amsterdam, Pays-Bas

Au sein de la famille africaine

Publié le : 25 juillet 2006 - 10:59am | Par Rédaction Afrique
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'La femme africaine est porteuse de la famille', dit Mirjam de Bruijn, anthropologue à l'Institut de Leyde aux Pays-Bas. Elle s'est penchée sur les structures familiales sur le Continent, notamment au Tchad et au Mali. Selon l'experte il n'existe pas un type de famille en Afrique : 'Il y a plusieurs sociétés en Afrique avec des structures familiales assez différentes', explique-t-elle.

Dans les zones rurales la femme est le vrai pilier et constitue un facteur de stabilisation de la famille. Le rôle des hommes (ou maris) n'est quant à lui pas aussi déterminant : 'Ils peuvent toujours s'en aller',  remarque l'anthropologue.  Chez les nomades, cette stabilité se retrouve aussi dans le fait que la hutte appartient à la femme. C'est l'endroit où toute la famille habite. Tandis que l'homme, lui, est toujours un passant et habite selon les circonstances économiques de la famille. Mirjam de Bruijn note aussi des changements dans certaines communautés rurales : les femmes sont parfois amenées à quitter les villages pour chercher un emploi en ville. Une fois bien installée en ville, la femme 'reprend cette même position centrale dans famille, le point focal, le point de stabilité'.

Ces quinze dernières années Mirjam de Bruijn a conduit plusieurs recherches auprès des familles nomades. Contrairement aux familles habitant les villes, les structures familiales des nomades n'ont pas beaucoup changé. Alors qu'en ville 'la famille devient de plus en plus nucléaire'.

Des facteurs très divers, tels la sécheresse, la pauvreté ou même les guerres, influencent la structure familiale en Afrique. Quelles sont les observations faites par Mirjam de Bruijn dans les pays visités?

'… Dans des situations de crise on voit, par exemple, que la migration augmente'. Lors de certaines grandes crises, tel une famine, des familles entières se déplacent pour aller s'installer dans les quartiers périphériques des grandes villes. Ceci mène à de nouvelles communautés et d'autres structures familiales. Les personnes n'habitent plus avec leurs proches mais en ville avec dans la plupart des cas des étrangers.…Cela ne change donc pas seulement la structure familiale mais aussi les
mentalités !'

Selon l'anthropologue chaque période de l'histoire met en évidence un autre effet de la migration et de la mobilité sur les structures familiales et sociales des villages africains. Mirjam de Bruijn a mené une recherche dans un petit village au Tchad, un pays tourmenté par la guerre civile et les sécheresses sahéliennes. Les villageois ont décidé de quitter leurs familles et de s'installer dans la capitale où ils ont retrouvé d'autres membres de leur famille. Ceci a créé des nouvelles relations familiales entre les différents membres de cette famille. Ainsi, avant leur arrivée à la ville, certaines personnes étaient des cultivateurs. En ville, elles sont devenues commerçantes. Ceci implique des changements concernant la manière de négocier et le système de droit, explique de Bruijn. Souvent, ces changements sont accompagnés d'une réorientation religieuse. Dans ce cas précis, certains villageois sont devenus musulmans. Ce qui induit évidemment à une autre structure de vie. La religion influence les mentalités, par exemple la conception du rôle des femmes et des hommes et le partage du travail, dit l'anthropologue.

Qu'est-ce qui vous a le plus frappé lors de vos déplacements sur le Continent, concernant les différents types de familles et les changements qui y ont lieu?

'L'amitié ! J'ai trouvé beaucoup d'amis en Afrique', répond-elle. Ainsi, elle n'a pas eu l'impression de travailler avec les familles mais elle s'est sentie inclue dans la famille. '…En fait, je suis devenue moi-même membre d'une famille, parce que je reviens presque chaque année. Les gens me considèrent comme une de leurs connections avec l'extérieur…Dans cette société au Mali -c'est une société de nomades-, on m'appelle Mariamma Diallo', raconte Mirjam de Bruijn. '…

'C'est vraiment une relation de longue durée !', dit la chercheuse, alias Mariamma Diallo. Elle revient souvent visiter les familles africaines qu'elle suit, accompagnée … de sa propre famille : elle est mère de 3 enfants !

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ebriere 11 juillet 2010 - 5:44pm / france

exemple de point de depart pour recherches sur la structure familiale africaine

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