Le nouveau gouvernement sud-africain "prévoit de créer environ 500.000 emplois" d'ici décembre, a annoncé le président Jacob Zuma mercredi au Cap (sud-ouest) lors de son premier discours sur l'état de la nation.
"Entre maintenant et décembre 2009, nous prévoyons de créer environ 500.000 emplois", a déclaré M. Zuma devant le Parlement issu des élections générales du 22 avril.
"La création d'emplois décents sera au coeur de notre politique économique et influencera notre capacité à attirer les investissements", a-t-il ajouté.
Le taux de chômage est officiellement de 23,1% en Afrique du Sud, première puissance économique du continent noir et qui vient d'entrer en récession pour la première fois en dix-sept ans. Mais il frôle les 40%, selon la définition large de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
M. Zuma s'est aussi engagé à "mettre à exécution" le programme de développement des infrastructures, prévu dans le budget adopté plus tôt cette année et chiffré sur trois ans "à 787 milliards de rands (98 milliards de dollars, 70 milliards d'euros)".
Ce premier discours sur l'état de la nation, du président sud-africain s'annonçait comme un exercice difficile pour Jacob Zuma, pressé de répondre aux attentes qu'il a suscitées chez les pauvres tout en prenant en compte le pire contexte économique en 17 ans.
Ce week-end, le nouveau chef de l'Etat, qui a fait de la lutte contre la pauvreté l'une de ses priorités, a déjà revu ses ambitions à la baisse, affirmant que la récession allait ralentir le rythme des réformes.
"On va avancer, mais probablement pas à la même vitesse que prévu compte tenu de ce défi", a-t-il prévenu samedi lors d'une réunion du syndicat national des mineurs à Midrand (nord).
M. Zuma s'exprimait, une semaine tout juste après l'annonce de l'entrée en récession de l'Afrique du Sud, pour la première fois en 17 ans. Le produit intérieur brut (PIB) de la première puissance économique du continent noir a enregistré une chute de 6,4% en taux annuel au premier trimestre 2009.
Avant l'annonce de l'entrée en récession, les économistes tablaient déjà sur une perte de plus de 250.000 emplois en 2009, surtout dans les secteurs minier et automobile.
Une réunion de trois jours du nouveau gouvernement destinée à tenter d'apporter des réponses aux promesses électorales a eu lieu.
Pendant la campagne des élections générales du 22 avril, son parti, le Congrès national africain (ANC), soutenu activement par les syndicats, avait insisté sur la création d'emplois et la remise à flot de services publics déficients.















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